« On a tronçonné Olaf » : nouveau témoignage embarrassant pour le zoo d’Amnéville

Par Nathalie Dieul
10 décembre 2019 Mis à jour: 10 décembre 2019

Olaf était l’ours blanc vedette du zoo d’Amnéville en Moselle. Il est mort de vieillesse en août 2018, à l’âge de 31 ans. Quelques jours après la longue enquête de France Bleu accusant récemment le parc animalier de pratiques douteuses, dont le fait d’avoir enterré des animaux, de nouvelles révélations concernent Olaf.

L’ours polaire vedette s’est éteint paisiblement le 27 juillet 2018, en pleine période de canicule. La direction du zoo décide de se débarrasser rapidement du cadavre à l’aide d’une société de transport de Rombas, dont le chauffeur a témoigné auprès de France Bleu : « On me dit que l’équarisseur est fermé, qu’il faut aller à Aboncourt », une déchetterie qui traite principalement des restes de restaurants, située à environ 20 km d’Amnéville.

L’animal est en cours de décomposition lorsqu’il arrive sur les lieux. « Il faisait une chaleur à crever. Avec les salariés du site, on ne voulait pas le vider », explique le chauffeur qui doit rapporter l’ours au parc animalier.

L’histoire est confirmée par la société qui gère la déchetterie : « Nous avons refusé un cadavre d’ours le 27 juillet 2018 et nous avons signalé l’incident aux autorités. »

Sur place, un salarié du zoo d’Amnéville indique : « On a tronçonné Olaf. » Le zoo étant en plein redressement judiciaire, une employée reconnaît de son côté : « On tentait de faire des économies partout, y compris sur l’équarrissage. »

Personne ne sait pour le moment où sont passés les restes d’Olaf. D’autres accusations, révélées la semaine dernière, indiquent que ce ne serait pas le seul animal dont la direction du zoo se serait débarrassé de manière illicite.

Julie se souvient par exemple que l’éléphante Catarina a été enterrée quand elle a été embauchée. Quant à Albert, un proche du directeur du zoo, il avoue : « Moi j’ai découpé l’éléphant, j’ai aussi enterré des bestioles dans la forêt. » Par exemple : « Un lion, un puma, un boa […] On n’avait pas les moyens de payer l’équarrissage, alors on acceptait, pour la boîte. »

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