Trafic de stupéfiants : la maire de Canteleu estime sa garde à vue « injustifiée »

Par Epoch Times avec AFP
12 octobre 2021
Mis à jour: 12 octobre 2021

La maire de Canteleu, Mélanie Boulanger (PS), a estimé « injustifié » son placement en garde à vue lors d’une opération anti-stupéfiants en Seine-Maritime, ajoutant qu’elle se savait « irréprochable ».

Dix-neuf personnes avaient été placées en garde à vue vendredi lors de ce coup de filet. La garde à vue de la maire PS de cette ville de l’agglomération de Rouen avait été levée samedi après-midi, comme celle d’un adjoint de la ville.

« Je ne m’explique pas le régime de la garde à vue. Le régime de la garde à vue n’était pas justifié car il n’était pas nécessaire pour établir ma probité et mon combat de maire contre la délinquance », a-t-elle déclaré lundi 11 octobre depuis la mairie, dénonçant aussi « une violation du secret de l’instruction qui génère des rumeurs et des fake news ».

« Je n’ai aucun lien avec ces gens-là »

Mme Boulanger dit avoir été interrogée sur les liens qu’elle aurait pu entretenir avec des trafiquants de drogue de sa commune. « Je n’ai pas de lien, je n’ai aucun lien avec ces gens-là », a assuré l’élue. « Ils ont essayé plusieurs fois d’entrer en contact avec moi par personne interposée. Je suis une élue de terrain. On m’appelle, je réponds. Ils ne m’ont évidemment jamais appelée eux-mêmes. C’est cela que j’ai dû expliquer », a détaillé la maire.

Selon elle, ces trafiquants l’ont contactée pour tenter « de l’impressionner, de l’intimider, de la dissuader de mener le combat » contre la délinquance, lors de la pose des caméras de vidéosurveillance ou quand elle réclamait des moyens supplémentaires. Elle a indiqué avoir été suivie en voiture, attendue sur le parking de la mairie ou devant chez elle mais a dit n’avoir jamais déposé plainte, de peur des représailles.

« Je sais où vous habitez et je sais où va votre fille à l’école »

« Dans les menaces qui m’étaient formulées, il y avait : je sais où vous habitez et je sais où va votre fille à l’école », a précisé la maire. « Quand on vous dit ça, vous vous dites : si je porte plainte, il faut que je sois sûre de mon coup ». « Menacée une fois plus sérieusement », Mme Boulanger a même raconté avoir sollicité « les autorités préfectorales », en vue d’une éventuelle protection, en vain.

« Mon histoire est celle d’une élue de la République qui comme tant d’autres élus depuis de très nombreuses, de trop nombreuses années, se retrouvent trop souvent seuls, trop souvent sans réponse lorsqu’ils sollicitent les pouvoirs publics pour les aider à lutter contre la délinquance et les trafics de stupéfiants », a-t-elle expliqué.

« Je sais que je suis irréprochable »

« Je n’ai jamais été inquiète de l’issue de cet épisode, aussi difficile soit-il, car je sais que je suis irréprochable », a-t-elle souligné, précisant que son ordinateur, son téléphone portable et sa tablette avaient été fouillés par les enquêteurs. « La levée de la garde à vue dès samedi (…) a démontré mon innocence », a estimé l’élue, en dénonçant une « fuite bizarrement orchestrée qui est devenue une déferlante médiatico-numérique et m’a jeté en pâture avec ma famille ».

Cinq personnes ont été mises en examen dimanche en lien avec ce coup de filet anti-stupéfiants et quatre autres devaient être présentées lundi au juge d’instruction, selon le parquet. Ces mises en examen interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en septembre 2019 pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs et menée par un juge de Bobigny.

 

 


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