Otages libérés au Burkina – Brice Hortefeux réclame des sanctions contre « les touristes irresponsables »

16 mai 2019 Mis à jour: 10 juillet 2019

L’ancien ministre de l’Intérieur propose de sanctionner les touristes qui prennent des risques inconsidérés.

Quelques jours après le retour de Patrick Picque et Laurent Lassimouillas – deux ressortissants français enlevés pendant un safari dans le parc national béninois de la Pendjari – et le décès de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, les deux commandos marine ayant sacrifié leur vie pour les secourir, Brice Hortefeux a réclamé la mise en place d’un texte qui permette de définir les responsabilités des touristes qui se rendent dans des zones dangereuses pour leurs loisirs.

Interrogé par Christophe Jakubyszyn le 15 mai sur LCI, l’ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy a ainsi fait part de sa volonté de sanctionner les « touristes irresponsables ».

« Il faut mettre fin à cette irresponsabilité de certains, ce n’est pas la même chose d’être pris en otage lorsqu’on effectue une mission humanitaire, une mission militaire, que d’être pris en otage quand c’est simplement à l’occasion d’une visite touristique », a déclaré M. Hortefeux.

« S’il y en a vraiment qui veulent prendre des risques, qui trouvent leur épanouissement en ayant un peu d’adrénaline, il faut qu’ils signent une décharge », a-t-il ajouté.

« Assumer des travaux d’intérêts généraux en contrepartie »

Et le député européen de proposer la mise en œuvre d’une « loi », d’un « texte » ou d’un « décret » afin de réhabiliter la notion de responsabilité personnelle. « Il y a plusieurs possibilités juridiques sur l’encadrement », a-t-il souligné.

« On peut très bien considérer que ceux qui ont bénéficié de la solidarité, malheureusement dans des conditions dramatiques, pourraient assumer des travaux d’intérêts généraux en contrepartie », poursuit Brice Hortefeux.

L’élu a également mis en avant la nécessité de « mettre en garde les agences de voyages », avant de reconnaître que « la plupart d’entre elles » le faisaient déjà.

« Le principe, c’est que quand il y a nos compatriotes qui sont en danger, qui sont pris en otage, il faut bien sûr tout mettre en œuvre pour venir les secourir et les libérer », a toutefois tempéré l’ancien ministre.

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