La pandémie et l’hallucination de la société

Par Roger Kimball
20 mai 2020
Mis à jour: 21 mai 2020

Voici quelques réflexions sur le virus du Parti communiste chinois (PCC), autrement dit sur la grippe de Wuhan ou le Covid-19 (pour ceux qui aiment les acronymes effrayants). Je ne suis pas sûr que nous puissions dire que la poussière après l’effondrement est déjà retombée, bien que le bâtiment de notre société se soit assurément effondré et qu’il y ait encore plein d’hystérie dans l’air.

Les mesures drastiques prises dans différents pays afin d’endiguer la propagation de la pandémie ont eu d’ores et déjà un coût astronomique pour leurs sociétés et leurs économies. Toutefois, prétendre que nous sommes confrontés à un choix, entre l’arrêt de l’économie d’une part et la préservation des vies humaines d’autre part, a toujours été une fausse distinction. « L’économie » peut avoir l’air d’un terme abstrait – il provient d’un mot grec qui signifie « gestion de la maison » – mais, en fait, il est synonyme de vie de bien des façons.

Vous souciez-vous des vies humaines ? Qu’en est-il alors de la prédiction selon laquelle, comme l’a souligné dans son article John Hinderaker, « des centaines de milliers d’enfants dans le monde pourraient mourir à cause de la réaction excessive des gouvernements au virus Covid-19 ». Des centaines de milliers. Cependant, ce n’est pas seulement l’opinion de M. Hinderaker. Cela fait partie d’une prévision faite par les Nations unies qui mettent en garde :

« Les difficultés économiques que connaissent les familles en raison du ralentissement économique mondial pourraient entraîner des centaines de milliers de décès d’enfants supplémentaires en 2020. » De plus, « entre 42 et 66 millions d’enfants pourraient tomber dans l’extrême pauvreté cette année en raison de la crise du coronavirus ».

À noter que toutes ces souffrances et ces décès ne proviennent pas du virus lui-même, mais de notre réaction insensée, hystérique et antiscientifique à ce virus.

Clarifier les faits

Nous n’en sommes pas encore là. Le coup dur que nous nous sommes infligé à nous-mêmes nous a laissés stupéfaits et désorientés. La douleur va se faire sentir progressivement. Voici quelques faits sur le Covid-19 – ils sont entièrement référencés, fournis par des experts en la matière et tirés du nouveau rapport de Swiss Policy Research, « un groupe de recherche indépendant à but non lucratif qui enquête sur la propagande géopolitique dans les médias suisses et internationaux » :

«1. Selon les données des pays et régions les mieux étudiés, la létalité du Covid-19 est en moyenne de 0,2 %, elle est donc de l’ordre d’une forte grippe (influenza) et environ vingt fois inférieure à celle initialement supposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

2. Le risque de décès pour l’ensemble de la population en âge d’aller à l’école et de travailler, même dans les « hotspots » (foyers d’infection) mondiaux, est du même ordre que le risque de décès lors des déplacements quotidiens pour aller au travail en voiture. Au départ, le risque a été surestimé, car les personnes ne présentant aucun symptôme ou des symptômes légers n’ont pas été incluses dans l’estimation de ce risque.

3. Jusqu’à 80 % des personnes testées positives ne présentent aucun symptôme. Même chez les gens de 70 à 79 ans, environ 60 % restent asymptomatiques. Plus de 97 % des personnes ne présentent que des symptômes bénins.

4. Jusqu’à un tiers de la population a déjà une immunité de fond au Covid-19 à cause de contacts précédents avec des coronavirus (c’est-à-dire des virus du rhume).

5. L’âge médian des personnes décédées dans la plupart des pays (y compris l’Italie) est supérieur à 80 ans et seulement environ 1 % des personnes décédées n’avaient pas de maladie grave antérieurement. Le profil de la mortalité correspond donc essentiellement à une mortalité normale.

6. Dans la plupart des pays, de 50 à 70 % des décès sont survenus dans des maisons de retraite, qui ne tirent aucun bénéfice d’un confinement général. De plus, il n’est souvent pas clair si ces personnes sont vraiment décédées du Covid-19 ou d’un stress trop élevé, de peur et de solitude.

7. Jusqu’à 50 % des décès additionnels ne sont pas provoqués par le Covid-19, mais par les effets du confinement, la panique et la peur. Par exemple, le traitement des crises cardiaques et des accidents cardiovasculaires a été diminué jusqu’à 60 % parce que les patients n’osaient plus se rendre dans les centres de soins.

8. Même dans les cas des soi-disant « décès du Covid-19 », il n’est souvent pas clair si les personnes sont décédées à cause ou avec le virus (c’est-à-dire un décès à cause d’une pathologie préexistante), ou encore s’il s’agit de « cas suspectés » qui n’ont simplement pas été testés pour être prouvés. On constate que les chiffres officiels ne reflètent souvent pas ces distinctions.

9. De nombreux reportages dans les médias, indiquant que des jeunes et des personnes en bonne santé sont décédés du Covid-19, se sont avérés être faux : beaucoup de ces personnes ne sont en fait pas mortes du Covid-19 ou elles étaient déjà gravement malades auparavant (par exemple une leucémie non détectée) ou, en fait, elles avaient 109 ans au lieu de 9 ans.

10. La mortalité globale normale aux États-Unis est d’environ 8 000 personnes, en Allemagne d’environ 2 600, en Italie d’environ 1 800 et en Suisse d’environ 200 personnes par jour. La mortalité de la grippe saisonnière aux États-Unis peut atteindre 80 000, en Allemagne et en Italie jusqu’à 25 000 et en Suisse jusqu’à 2 500 personnes par saison. Dans plusieurs pays, la mortalité du Covid-19 n’a pas atteint ces niveaux-là. »

Mon point préféré est celui qui montre que la personne décédée qui est née en 1911 a été annoncée comme ayant 9 au lieu de 109 ans.

CORONAVIRUS : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

La panique généralisée

Le rapport de Swiss Policy Research – il vaut la peine d’être lu en entier – porte une épigraphe du livre d’Albert Camus La Peste : « La seule façon de lutter contre la peste, c’est l’honnêteté. »

Nos maîtres politiques, ivres de leurs nouveaux pouvoirs d’intimidation, ont abandonné l’honnêteté et ont sombré dans la panique. Ils prétendent suivre « la science » mais, en fait, ils suivent des projections arbitraires de modèles discrédités, surtout du modèle primitif original diffusé par le pauvre Neil Ferguson de l’Imperial College – le modèle qui prévoyait initialement 500 000 morts au Royaume-Uni et 2,2 millions aux États-Unis si des mesures extrêmes n’étaient pas prises.

Ce modèle est maintenant connu comme « l’erreur logicielle la plus dévastatrice de tous les temps ». Un article de deux professionnels du logiciel paru dans The Telegraph souligne que « ceux d’entre nous qui ont un intérêt professionnel et personnel dans le développement de logiciels ont étudié le code sur lequel les décideurs politiques ont fondé leur décision fatidique de mettre en veilleuse notre économie de plusieurs milliards de livres sterling et de plonger des millions de personnes dans la pauvreté et les difficultés. Nous avons été profondément troublés par ce que nous avons découvert. Ce modèle serait complètement non fiable ».

Deux autres points qu’on pourrait citer du rapport de Swiss Policy Research : (a) il n’y a aucune preuve que le virus se propage dans l’air ou par des poignées de porte et autres objets infectées et, (b) il n’existe aucune preuve de l’efficacité des masques faciaux pour les personnes en bonne santé. Au contraire, ces masques peuvent être eux-mêmes porteurs de la maladie.

Le moment où nous allons nous réveiller de cette hallucination sociétale n’est pas loin. Nous nous demanderons alors pourquoi nous avons été amenés à commettre un suicide collectif à cause d’une maladie qui touchait surtout les personnes âgées et en mauvaise santé et dont la létalité était celle d’une mauvaise grippe.

À la question « Qui nous a fait ça ? », la triste mais sincère réponse sera : « Nous l’avons fait à nous-mêmes. » Cependant, une autre question serait : « Qui aurait pu profiter du suicide collectif par le biais de la pandémie du virus du PCC ? »

Roger Kimball est le rédacteur en chef et l’éditeur du magazine The New Criterion et l’éditeur de Encounter Books. Son livre le plus récent est The Fortunes of Permanence: Culture and Anarchy in an Age of Amnesia.

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