Paris : il se gare pendant 4 h dans un parking, au moment de sortir, la borne lui réclame une somme astronomique

Par Séraphin Parmentier
24 septembre 2020
Mis à jour: 25 septembre 2020

Lorsque cet automobiliste a voulu quitter le parking situé sous la place Saint-Sulpice, la borne automatique lui a délivré un ticket de stationnement affichant une somme invraisemblable.

Le samedi 19 septembre, Roland, 62 ans, a eu une drôle de surprise au moment de sortir du parking Indigo situé sous la place Saint-Sulpice, dans le VIe arrondissement de Paris.

Domicilié à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), le sexagénaire avait stationné son véhicule pendant environ 4 heures dans le parking parisien. Mais à l’heure de quitter les lieux, la machine lui a délivré un ticket de stationnement affichant une somme extravagante.

« Je suis arrivé samedi dernier vers midi à Paris et j’en suis reparti le même jour vers 16 h. Et pour quatre heures de parking, la borne de paiement m’a demandé la modique somme de 170 392 euros ! » a expliqué Roland dans les colonnes du Parisien.

Bloqué au niveau de la barrière de sortie, le Campésien a cherché de l’aide afin de régler le problème, en vain.

« Cela aurait pu être très drôle. Et tout aurait dû se terminer très rapidement si un agent était intervenu. Sauf qu’il n’y a personne dans ce parking pour aider les usagers », confie Roland.

Des dizaines de minutes d’attente

Le sexagénaire actionne alors le service de « mise en relation avec le gardiennage du parking » afin d’exposer son cas à un employé de la société Indigo.

Au bout d’une vingtaine de minutes, un interlocuteur « d’un call center » daigne enfin se manifester. « Après un interrogatoire poussé » pendant lequel l’employé de la société Indigo demandera notamment à Roland de lui fournir son numéro de téléphone et la plaque d’immatriculation de son véhicule, la barrière de sortie du parking sera enfin levée.

Manifestement troublé par sa mésaventure, l’automobiliste ne parvient toutefois pas à s’engager avant que la barrière ne se referme devant lui. Les conducteurs bloqués derrière lui depuis de longues minutes s’impatientent et les esprits commencent à s’échauffer.

« Un ticket de stationnement sur deux était donné gagnant à la loterie avec un montant identique à 170 392 euros », confie le Campésien aux journalistes du Parisien.

« J’essaie à nouveau de joindre un opérateur. Après 15 minutes d’attente, une autre personne, sans chercher à connaître la situation, veut être réglée rubis sur l’ongle avant d’actionner la barrière », poursuit Roland.

Au terme d’un nouvel échange pendant lequel il exposera encore une fois sa situation, le sexagénaire finira par obtenir gain de cause et pourra enfin quitter le sous-sol du parking Indigo.

Un incident lié à un bug informatique

Si l’épisode pourrait prêter à sourire, Roland regrette vivement l’absence de personnel dans l’enceinte du parking souterrain.

« Je suis resté bloqué dans un parking où il n’existe aucune intendance, aucune surveillance, aucun service, aucune personne étant en capacité de vous aider en cas de problème. C’est grave et angoissant ! » souligne-t-il.

Contactée par la rédaction du Parisien, la direction de la société Indigo – qui gère 120 parkings dans la capitale dans le cadre d’un contrat de délégation de service public avec la Ville de Paris – a expliqué que l’incident était lié à « un bug informatique de l’application Opngo ».

Un couac « exceptionnel » selon la direction, qui affirme que le problème « a été réglé rapidement ».

Deux jours après sa mésaventure, Roland a reçu un message de l’entreprise lui demandant de régler 15,90 euros.

FOCUS SUR LA CHINE – Une série d’explosions à Pékin

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

RECOMMANDÉ