Paris : ils pénètrent chez une femme de 64 ans, l’attachent au radiateur et dérobent le contenu de son coffre-fort

Par Séraphin Parmentier
7 février 2020 Mis à jour: 7 février 2020

L’un des malfaiteurs n’aurait pas hésité à se faire passer pour un agent EDF pour tromper la vigilance de la sexagénaire afin qu’elle lui ouvre sa porte.

Les faits ont eu lieu dans la matinée du jeudi 6 février. Vers 8h50, trois individus – dont deux cagoulés – pénètrent chez une femme de 64 ans qui réside dans un appartement situé au 3étage d’un immeuble de la rue des Martyrs, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Selon Le Parisien, l’un des trois malfaiteurs se serait fait passer pour un agent EDF-Enedis afin de tromper la vigilance de la résidente. « Il criait Urgent ! Urgent ! » a expliqué la victime.

Les deux complices du faux agent ont ensuite surgi, l’un d’entre eux plaquant sa main sur la bouche de la sexagénaire. Une fois à l’intérieur de l’appartement, les malfrats ont contraint la victime à ouvrir un coffre-fort installé dans une pièce faisant office de bureau.

À l’intérieur, 70 bagues d’une valeur de 5000 euros chacune sur lesquelles les cambrioleurs ont fait main basse. Ils déroberont également deux bracelets, d’une valeur de 3000 euros chacun, qui se trouvaient dans un tiroir.

Le 2DPJ saisi de l’enquête

Avant de quitter les lieux, les malfaiteurs ont pris soin d’attacher les poignets de la sexagénaire à un radiateur avec un bracelet serflex.

Sous le choc, la victime parviendra à donner l’alerte un peu plus tard. D’après les journalistes du quotidien, elle avait emménagé dans cet appartement au mois d’avril 2019 et seuls les déménageurs présents à ce moment-là auraient été au courant de la présence du coffre-fort.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête et les enquêteurs du 2District de police judiciaire (DPJ) ont été saisis. Le bracelet ayant servi à attacher la victime a été confié aux techniciens de la police scientifique afin d’y rechercher d’éventuelles empreintes.

Les bandes des caméras de vidéosurveillance installées dans le quartier doivent également être remises aux enquêteurs. Un témoin aurait d’ores et déjà confié aux forces de l’ordre avoir repéré une drôle d’équipe composée « d’hommes avec des blousons aux manches colorées » le jour des faits.

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