Paris – Un activiste congolais tente de dérober une sculpture au musée du Louvre : « Je suis venu reprendre ce qui a été volé »

Par Séraphin Parmentier
27 octobre 2020
Mis à jour: 29 octobre 2020

Déjà connu de la justice pour des faits similaires, un militant panafricain a récidivé au musée du Louvre jeudi dernier, tentant de dérober une sculpture indonésienne de la fin du XVIIIe siècle qu’il a confondue avec une œuvre africaine.

Les faits se sont déroulés le jeudi 22 octobre dans l’ancien Pavillon des Sessions, une aile du musée du Louvre abritant des collections dédiées aux arts premiers.

Selon Le Figaro, Emery Mwazulu Diyabanza, un activiste congolais, a pénétré dans l’enceinte du musée afin de s’emparer d’une œuvre en bois exposée dans la galerie, l’arrachant de son socle.

Filmée par les acolytes de l’activiste congolais ainsi que par des visiteurs présents au moment des faits, la scène a été diffusée sur les réseaux sociaux.

« Nous sommes venus récupérer ce qui nous appartient. Je suis venu reprendre ce qui a été volé, ce qui a été volé à l’Afrique, au nom de notre peuple, au nom de notre mère patrie l’Afrique », vocifère Emery Mwazulu Diyabanza en emportant l’œuvre.

Contacté par le magazine The Art Newspaper, le musée du Louvre indique que l’œuvre que l’activiste a tenté de dérober n’a d’ailleurs rien à voir avec l’Afrique, puisqu’il s’agit d’une sculpture indonésienne de la fin du XVIIIe siècle provenant de l’île de Florès.

Empêché de quitter le musée avec son butin par des agents de sécurité, le ressortissant congolais a finalement été appréhendé par la police. Le musée du Louvre a annoncé qu’il avait déposé plainte.

« Les équipes du musée du Louvre sont intervenues immédiatement. [Elles] ont évité le vol et toute dégradation de la sculpture », a déclaré la direction du musée à nos confrères de France 3.

D’après Le Figaro, le mis en cause a été présenté à un juge ce lundi. Il a été laissé libre dans l’attente de son procès, qui se déroulera le 3 décembre prochain.

Un suspect coutumier du fait

Le 12 juin dernier, Emery Mwazulu Diyabanza avait déjà pénétré dans l’enceinte du musée du quai Branly – Jacques Chirac avec quatre comparses membres de l’association panafricaine Unité Dignité Courage (UDC) avant d’arracher un poteau funéraire Bari, une ethnie d’Afrique de l’Est et du Centre, datant du XIXe siècle.

Le militant avait alors tenu peu ou prou le même discours pour justifier son geste.

« On part avec notre bien, c’est une richesse qui nous appartient et qui mérite aujourd’hui de retourner à la maison. Ces choses ont été pillées pendant l’esclavage et la colonisation […]. »

Jugé le 30 septembre pour sa tentative de vol au musée du quai Branly, Emery Mwazulu Diyabanza a finalement écopé d’une amende de 1000 euros pour « vol aggravé ». Une sanction qui ne semble toutefois pas avoir dissuadé l’activiste congolais.

Le 30 juillet, il avait également été appréhendé à Marseille après avoir tenté de ravir un objet en ivoire exposé au musée des Arts africains, océaniens et amérindiens. Début septembre, c’est à l’Afrika Museum de Berg en Dal, aux Pays-Bas, que le natif de Kinshasa avait fait parler de lui, essayant de dérober une sculpture congolaise.

Des faits pour lesquels il doit encore être jugé le 17 novembre prochain dans la citée phocéenne et au mois de janvier aux Pays-Bas.

FOCUS SUR LA CHINE – Institut Confucius : l’influence de Pékin en France et dans le monde

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

RECOMMANDÉ