Parler poursuit Amazon et demande à la cour de rétablir la plateforme

Par Jack Phillips
13 janvier 2021
Mis à jour: 13 janvier 2021

Lundi, l’entreprise de médias sociaux Parler a poursuivi Amazon alléguant que le service d’hébergement de la société basée à Seattle violait les lois antitrust et leur accord contractuel.

L’entreprise, qui a été mise hors ligne par les services d’Amazon tôt lundi matin, a demandé à un juge fédéral de l’État de Washington de rejeter l’arrêt de ses services par Amazon.

Parler a fait valoir que la décision d’Amazon était « motivée par l’animosité politique » et visait à réduire la concurrence au profit de Twitter. Twitter est un client de la division Amazon Web Services.

L’ordonnance d’urgence demandait à un juge de rejeter la fermeture du compte de Parler par Amazon et a dit que c’était comme « débrancher un patient de l’hôpital sous assistance respiratoire ».

Selon la plainte de Parler, Amazon « va tuer l’entreprise Parler au moment même où elle est sur le point de monter en flèche ».

« Lorsque Twitter a annoncé il y a deux soirs qu’il bannissait définitivement le président Trump de sa plateforme, les utilisateurs conservateurs ont commencé à fuir Twitter en masse pour Parler. L’exode a été si important que le lendemain, hier, Parler était devenue la première application gratuite téléchargée sur l’App Store d’Apple », peut-on lire dans la poursuite judiciaire.

Lundi, Epoch Times a contacté Amazon pour obtenir des commentaires.

Au cours des derniers mois, Parler a connu une hausse de popularité, en particulier auprès des conservateurs, grâce à la politique de modération de l’entreprise.

Outre Amazon, Google et Apple ont retiré l’application Parler de leurs boutiques respectives. Ces sociétés ont accusé Parler de permettre la publication sur sa plateforme de contenus qu’elles considéraient comme dangereux.

L’équipe d’Amazon Trust and Safety a informé Parler qu’elle suspendrait l’hébergement web parce que l’entreprise « présente un risque très réel pour la sécurité publique ».

Lundi, le site web de Parler semblait être hors ligne.

Cette décision a été prise après qu’un petit nombre de manifestants a pénétré dans le bâtiment du Capitole américain le 6 janvier dernier, en pleine session commune du Congrès, à la suite d’un discours du président Donald Trump.

Le PDG de Parler, John Matze, a dit dimanche qu’il y avait une possibilité que Parler ne soit pas disponible «pendant une semaine » et a dit que l’entreprise pourrait devoir « reconstruire à partir de zéro ». En attendant, son équipe cherchera un autre service d’hébergement web.

M. Matze a écrit dans un post : « Nous avons notre logiciel et les données de tout le monde prêts à être utilisés. Le problème est plutôt que les déclarations d’Amazon, de Google et d’Apple à la presse, au sujet de suspendre notre accès, ont fait que la plupart de nos autres fournisseurs ont également abandonné leur soutien à notre égard. Et la plupart des gens qui ont suffisamment de serveurs pour nous héberger nous ont fermé leurs portes. »

Amy Peikoff, directrice générale de la politique, a dit que la collusion entre les entreprises de haute technologie pour faire tomber le site web est comparable à une dystopie.

« Voulons-nous vraiment que tout le contenu mis en ligne, chaque élément soit scanné à la recherche de « contenu répréhensible », comme ils l’appellent, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et qu’il soit également retiré sans procédure régulière s’il est signalé par un algorithme parce que cela semble être la norme à laquelle on dit à Parler que nous devons adhérer », a-t-elle dit.

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