Les pays du G7 visent le PCC à la veille de leur sommet au Royaume-Uni

Par Simin Chen
5 mars 2021
Mis à jour: 5 mars 2021

Le 19 février, une réunion virtuelle a été organisée par les membres du G7, avant leur sommet prévu en juin en Cornouailles, au Royaume-Uni. À la veille de la réunion préparatoire de ce sommet annuel, on peut constater, d’après les rapports publics et les commentaires des médias chinois, que la Chine est passée en tête de l’ordre du jour du groupe. En tant que président du G7 cette année, le Royaume-Uni envoie un signal fort au Parti communiste chinois (PCC).

Le 15 février, le Premier ministre britannique Boris Johnson, hôte de la future conférence, a appelé à la conclusion d’un accord mondial sur les pandémies afin d’assurer une transparence et un partage des données appropriées. Un journaliste de Reuters a demandé à Johnson qui il tenait pour responsable du manque de transparence sur les origines de la pandémie du Covid-19. Le Premier ministre a répondu : « Je pense qu’il est assez évident que la plupart des preuves indiquent que la maladie provient de Wuhan. » Les remarques de Johnson ont été trop franches et directes et ont irrité le PCC.

Ce qui a également rendu le PCC furieux, c’est le fait que, le 4 février, le régulateur britannique des services de communication Ofcom a annoncé qu’il avait révoqué la licence de diffusion au Royaume-Uni de la chaîne de télévision d’État chinois CGTN. Dans un communiqué, Ofcom a précisé que la CGTNCorp « est contrôlée par un organisme qui est en fin de compte contrôlé par le Parti communiste chinois ».

Ce qui a encore plus surpris le PCC, c’est que les amendements au Medicines and Medical Devices Bill sont entrés en vigueur au Royaume-Uni le 11 février. Selon un rapport d’Epoch Times, « c’est la première fois que les législateurs britanniques promulguent une loi qui traite de la question du consentement par rapport aux tissus humains provenant de l’étranger ». La nouvelle législation prend en considération les nombreuses déclarations de ceux « qui ont expliqué en détail leurs préoccupations sur les origines des corps plastinés présentés aux expositions ainsi que les preuves d’un tribunal qui a conclu que le prélèvement forcé d’organes sanctionné par l’État se produit encore en Chine ».

Dr Sophia Bryskine de l’organisation Doctors Against Forced Organ Harvesting prend la parole lors de la conférence de presse consacrée à l’exposition Real Bodies, le 18 avril 2018. (Melanie Sun/Epoch Times)

Notamment, Lord Hunt de Kings Heath, qui a proposé l’amendement, a dit le 12 février, lors d’un débat : « J’espère que le gouvernement cherchera à faire pression sur l’Organisation mondiale de la santé pour qu’elle prenne cette question au sérieux ».

Marie Rimmer, députée travailliste et whip de l’opposition (Chambre des Communes) a déclaré : « Notre nation et les gens qui vivent ici ne doivent pas être complices des actes cruels du régime communiste chinois ». Elle a précisé que cet amendement « envoie un message très clair que nous ne tolérerons pas des actes aussi atroces contre l’humanité et que nous agirons en faveur du peuple de Chine et non du Parti communiste chinois. Que cet amendement marque véritablement le début de nouvelles relations avec la Chine, des relations qui ne soient pas naïves ».

Outre le fait que le Royaume-Uni a fait preuve d’une forte position dans ses relations avec le PCC, il y a au moins deux actions communes que l’État-parti chinois ne doit pas sous-estimer.

Le 15 février, le Canada a lancé une initiative de 58 pays, dont les États-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne et l’Union européenne, visant à mettre fin à la « détention arbitraire des ressortissants étrangers ». Cette déclaration ne mentionne aucun pays. Cependant, on considère généralement qu’elle vise directement le PCC et son média Global Times.

Le 25 janvier, près de 70 représentants des pays du G7 et du Parlement européen ont signé une lettre interparlementaire adressée aux chefs d’État du G7 et les appelant à faire face à la menace posée par le PCC.

« La lettre aborde plusieurs questions clés dans lesquelles les dirigeants du G7 devraient commencer à coopérer en réponse aux actions de la Chine. Ces domaines vont de la réforme des institutions internationales aux normes technologiques, en passant par les droits de l’homme, l’Indo-Pacifique et la coopération sur le Covid-19 », indique le communiqué de presse.

La lettre a été initiée par le membre du Congrès américain Anthony Gonzalez et le président de la commission des Affaires étrangères du Bundestag allemand, Norbert Röttgen. Selon le communiqué de presse, Anthony Gonzalez a précisé : « Les menaces posées par le Parti communiste chinois représentent les plus grands défis de politique étrangère de notre temps. » Et Norbert Röttgen a ajouté : « L’approche sélective de la Chine en matière de droit international ainsi que sa politique étrangère agressive dans la région indo-pacifique et, de plus en plus, à l’échelle mondiale, sont les principaux défis à l’ordre international. »

On peut voir qu’un consensus international est en train de se former progressivement sur le fait que le PCC est la plus grande menace du monde. L’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo l’a souligné dans son discours du 24 juillet 2020 : « Les communistes mentent presque toujours. Le plus grand mensonge qu’ils racontent est de nous faire croire qu’ils parlent au nom de 1,4 milliard de personnes qui sont surveillées, démoralisées et ont peur de s’exprimer. C’est juste le contraire. Le PCC craint les opinions honnêtes du peuple chinois plus que tout autre ennemi – et, à part perdre son emprise sur le pouvoir, il n’a aucune autre raison à craindre. » Pompeo a qualifié les Chinois de « peuple dynamique, épris de liberté et totalement distinct du Parti communiste chinois ».

Mike Pompeo a également souligné deux points importants : « En ce qui concerne le PCC, je dis que nous devons nous méfier et vérifier » et « Protéger nos libertés contre le Parti communiste chinois est la mission de notre temps. »

À la veille du prochain sommet du G7, il est important de se souvenir de ses paroles.

Chen Simin est une auteure indépendante qui analyse souvent les affaires courantes de la Chine. Elle contribue à Epoch Times depuis 2011.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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