Pékin signale le premier décès dû à la pneumonie de Wuhan, un patient ayant côtoyé d’innombrables personnes

Par Olivia Li
31 janvier 2020 Mis à jour: 31 janvier 2020

Pékin a signalé son premier décès dû au coronavirus de Wuhan le 28 janvier.

Yang Jun, 50 ans, a participé à une conférence à Wuhan le 8 janvier. Après son retour à Pékin, il a développé une fièvre le 15 janvier.

Yang n’a pas cherché à se faire soigner avant le 21 janvier, et le lendemain, le Centre de contrôle des maladies du district de Haidian a confirmé qu’il avait été infecté par la pneumonie de Wuhan. Sa situation s’est détériorée et il est décédé le 27 janvier des suites d’une insuffisance respiratoire.

Les médias d’État chinois ont exprimé leur inquiétude quant au fait que Yang avait été exposé à ou en contact avec un grand nombre de personnes avant d’être diagnostiqué.

Yang a assisté à une réunion de parents d’élèves à l’école secondaire affiliée à l’université Renmin de Chine, l’école de sa fille, le 20 janvier. Plus de 600 parents étaient présents à cette réunion et assis dans le même auditorium.

Yang est une éminente personnalité du groupe Shanghai Electric et le président exécutif de la China Commercial Value Association. Les médias d’État chinois n’ont pas révélé sa position actuelle au sein du Shanghai Electric Group, mais ont dit qu’il est l’ancien vice-président de Trina Solar, une entreprise d’énergie solaire.

Un document interne du Shanghai Electric Group indique qu’après avoir quitté Wuhan, Yang a pris un train à grande vitesse pour Shanghai le 12 janvier, a quitté Shanghai pour Zhengzhou dans la province du Henan le même après-midi, puis est rentré à Pékin.

Ses voyages ont couvert cinq provinces de Chine centrale, de Chine orientale et de Chine septentrionale. Le nombre de personnes qu’il a exposées au virus lors de la réunion et dans les trains pourrait être considérable.

Un utilisateur de Twitter avec le nom de compte « An » a révélé des détails supplémentaires : « La fille de Yang est également infectée par le virus. Elle est maintenant en 12e année. Si les autorités avaient informé le public de l’épidémie plus tôt, Yang aurait pu se rendre à l’hôpital plus tôt et prendre des précautions pour protéger sa fille. Le fait d’avoir consulté un médecin plus tôt aurait peut-être même pu lui sauver la vie. Aujourd’hui, Yang est décédé, sa fille a été infectée et je suis inquiet pour sa femme. Je ne suis pas sûr qu’elle puisse supporter la peine. »

Les autorités chinoises ont d’abord nié que la maladie puisse être transmise entre humains, bien qu’il y ait déjà eu plusieurs cas d’infection interhumaine.

Le 20 janvier, Zhong Nanshan, un éminent scientifique de la Commission de la santé chinoise, a officiellement annoncé lors d’une conférence de presse à Pékin que la maladie pouvait se transmettre d’homme à homme. Yang s’est fait soigner le lendemain de cette annonce.

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