Perpignan : le témoignage bouleversant de Françoise, une sans-abri âgée de 60 ans et atteinte d’un cancer

Par Séraphin Parmentier
15 janvier 2020 Mis à jour: 15 janvier 2020

Obligée de vivre sous une tente avec son compagnon, la sexagénaire espère pouvoir bientôt emménager dans une HLM grâce à l’aide de riverains bien intentionnés.

Sans domicile fixe depuis une quinzaine d’années à Perpignan, Françoise vit dehors sous une tente avec son compagnon. Sous-alimentée, elle souffre des adducteurs depuis plusieurs mois et se déplace désormais en fauteuil roulant.

« Je n’en peux plus, j’ai un cancer, c’est quelque chose de terrible », confie la sans-abri aux journalistes de France 3.

Un quotidien de plus en plus difficile à vivre pour Françoise : « Faire pipi, c’est délicat. S’habiller, c’est une horreur. Et la toilette, c’est une lingette et une douche chez un copain de temps en temps. »

Si la sexagénaire se rend parfois dans un centre d’hébergement d’urgence, elle considère que les contraintes horaires y sont toutefois trop importantes : « Il faut penser aux gens qui sont dehors. Moi, je suis vieille, j’ai un cancer mais j’ai ma dignité. »

Des riverains bienveillants au chevet des sans-abri

Émue par la situation de la sexagénaire, des riverains lui viennent régulièrement en aide. C’est notamment le cas de Flora, qui a rencontré Françoise il y a environ un an au cours d’une maraude et l’aide à trouver un logement social.

« Françoise, elle pourrait être ma maman. Alors je me dis : Comment on peut laisser une dame comme ça dehors ? Pour moi, ce n’est pas possible », observe la jeune femme.

Assia tente également d’améliorer le quotidien de la sexagénaire en lui apportant de la nourriture et en l’aidant dans ses démarches administratives.

« Il faut savoir que la plupart des SDF n’ont pas de CAF, ils n’ont rien du tout. Ils ne savent pas faire de déclaration et s’ils ont des problèmes de santé, ils ne peuvent pas se soigner. Mais ils ont droit à tout ça. Mais sans aide, ils ne peuvent pas le faire », confie-t-elle.

Françoise et son compagnon espèrent pouvoir dormir dans une Habitation à loyer modéré (HLM) octroyée par la ville de Perpignan début février.

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