Petit escroc en Russie, gros escroc aux États-Unis

6 octobre 2017
Mis à jour: 16 mars 2021

Poursuivi en Russie pour une escroquerie de 9.500 euros, M. Vinnik, 37 ans, a été arrêté fin juillet dans le cadre de l’affaire beaucoup plus importante de la plateforme BTC-e, sur la base d’un mandat des autorités américaines, qui l’ont inculpé de blanchiment d’argent en utilisant de la monnaie virtuelle, comme le Bitcoin.

La plateforme BTC-e a déjà été condamnée au civil par la police financière du Trésor américain, FinCen, à une amende de 110 millions de dollars, tandis que M. Vinnik s’est lui-même vu infliger une amende d’un montant de 12 millions de dollars.

Tout en rejetant les accusations russes d’escroquerie, M. Vinnik avait fait part de son accord pour être extradé dans son pays d’origine.

La Russie a qualifié vendredi « d’injuste » et de contraire au droit international la décision de la justice grecque d’extrader vers les États-Unis le patron russe d’une plateforme d’échange de Bitcoins soupçonné par les Américains de blanchiment d’argent.

À la tête de la société BTC-e, Alexandre Vinnik a été arrêté en juillet dans le nord de la Grèce et la cour de Thessalonique y a autorisé mercredi en première instance son extradition.

« Nous considérons que ce verdict injuste viole les principes fondamentaux du droit international », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, rappelant que Moscou avait demandé à Athènes l’extradition vers la Russie du suspect.

« En vertu des normes judiciaires habituellement observées, la requête russe aurait dû être prioritaire (sur celle des États-Unis, ndlr), puisque M. Vinnik est un citoyen russe », a ajouté le ministère, soulignant sa « surprise dans un contexte d’atmosphère amicale (dans les relations) entre la Russie et la Grèce ».

 

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