Un photographe saisit un serval noir extrêmement rare en Afrique

Par Robert Jay Watson
7 mars 2020
Mis à jour: 8 mars 2020

Le photographe animalier britannique George Benjamin, alias George l’explorateur, se trouvait au bon endroit au bon moment pour prendre une photo d’un serval noir extrêmement rare dans le parc national du Serengeti en Tanzanie en octobre 2019.

Ayant entendu des rumeurs sur la présence d’un serval noir dans la région, avec l’aide d’un guide local de la société d’écotourisme Asilia Africa, Benjamin en a repéré un et l’a photographié à bout portant. Les chances de voir ce chat « mélanique » insaisissable et inhabituel qui se camoufle dans les hautes herbes du parc étaient minces. Les servals, écrit Benjamin dans un post sur Reddit, sont « des chats évitants et discrets qui ont tendance à vivre dans les hautes herbes – la combinaison parfaite pour passer inaperçus ».

Voir cette publication sur Instagram

The black serval. Can’t describe how mind-blowing this was… and still is.⁣ ⁣ For context, even seeing a “normal” serval is tough. They’re shy, secretive cats that tend to live in tall grasses — the perfect combination for staying unnoticed. Every time I’ve been privileged enough to see them, my heart skips a beat. ⁣ ⁣ Melanism (increased development of the dark-coloured pigment melanin in skin/hair) in servals primarily occurs in East Africa, particularly in the highland regions over 2000m, which is what makes this sighting particularly special. ⁣ ⁣ At around 1000m, the Namiri Plains, Tanzania, are considerably « lower » than the normal altitude were melanism is more prevalent. It’s likely this particular serval travelled from the nearby – and much higher – Ngorongoro Crater and established a new territory. ⁣ ⁣ Nobody *really* knows why melanism occurs in servals. Some think the increased altitude (and forested habitat that comes with it) reduces exposure to daylight, encouraging melanism. ⁣ ⁣ There’s no guarantee that “Manja” (named after the guide at @asiliaafrica who first spotted him), should he find a mate, will produce melanistic kittens. As melanism is carried by a recessive gene, it could be years before any begin appearing in the area. The hope, for now, is that he continues to flourish in the grasslands and build on his territory. Also, what serval could resist those charming good looks?!⁣ ⁣ [D5, 500mm f/4]

Une publication partagée par George Benjamin | Wildlife (@georgetheexplorer) le

S’attendant à une déception au moment de partir, Benjamin a raconté sa surprise face à ce qu’il avait vu. « Les parties supérieures d’une forme noire se déplaçant dans les hautes herbes », a-t-il expliqué. « J’ai levé les jumelles, m’attendant à voir une termitière, une loge, tout sauf un serval. » Quand un serval est apparu à portée de caméra, Benjamin a été ravi.

Alors qu’un serval ordinaire est assez difficile à repérer dans la nature, en photographier un avec mélanisme – une condition qui provoque une pigmentation sombre excessive – est « super rare », a expliqué Benjamin, ajoutant : « Les rencontres à travers l’Afrique peuvent être comptées sur deux mains, chacune étant incroyablement brève. »

Dans ce cas particulier, Benjamin avait une longueur d’avance grâce à son guide, « un naturaliste ridiculement talentueux », comme il le décrit, « capable de repérer – et d’identifier correctement – les plus petits oiseaux à des distances folles. Tout ce dont j’avais besoin, c’était pratiquement [une] aiguille dans une botte de foin ».

©Shutterstock | Julian W
©Shutterstock | Berta21

De plus, Benjamin a capturé l’image de l’animal dans les plaines de Namiri, à environ 1 000 mètres plus bas que son environnement montagneux normal. Dans Instagram, le photographe a émis l’hypothèse que « ce serval particulier a probablement voyagé depuis le cratère du Ngorongoro, proche et beaucoup plus haut, et a établi un nouveau territoire ».

Constatant que le mélanisme chez les chats, comme le roux chez les humains, est un trait génétique récessif, Benjamin a écrit que le serval ne transmettrait peut-être pas sa fourrure noire éclatante à des chatons. « L’espoir, pour l’instant, est qu’il continue à s’épanouir dans les prairies et à construire sur son territoire », a-t-il ajouté.

Selon le Sheldrick Wildlife Trust, une organisation avoisinante du Kenya, des cas de mélanisme existent chez tous les types de chats sauvages, mais cela reste un peu un mystère.

©Shutterstock | Giedriius
©Shutterstock | davemhuntphotography

Certains pensent que le mélanisme chez les chats se produit plus souvent dans les zones de haute altitude et les forêts, où ils sont moins exposés à la lumière du soleil. On ne sait pas très bien à quoi servirait le mélanisme dans les zones de plaine, où le noir a tendance à se démarquer.

Quelle que soit l’explication, les internautes étaient tout aussi excités et fascinés que le photographe. En plus des centaines de personnes qui ont félicité et remercié Benjamin pour avoir photographié ce magnifique spécimen, quelques-uns ont noté l’ironie de sa chance de trouver un animal longtemps associé à la malchance dans de nombreuses régions d’Europe.

« La seule question qui se pose est la suivante : avez-vous la chance d’avoir un chat noir incroyablement rare sur votre chemin ou êtes-vous la personne la plus malchanceuse du monde ? » Ce à quoi Benjamin a répondu, en assurant l’auteur du commentaire : « J’ai eu un papillon de nuit dans ma bouche tout à l’heure – j’espère que cela répond à votre question. »

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide de l’État et n’appartenant à aucun groupe politique ou financier. Depuis le jour de notre création, nous faisons face à des attaques systématiques pour faire taire la vérité, notamment de la part du parti communiste chinois. C'est pourquoi nous comptons sur votre générosité pour défendre un journalisme indépendant, honnête et en bonne santé. Ensemble, nous pouvons continuer à faire connaître la vérité.

RECOMMANDÉ