Un pigeon qui ne peut pas voler se lie d’amitié avec un chiot qui ne peut pas marcher

Par CNN
20 février 2020
Mis à jour: 20 février 2020

Herman et Lundy, récemment sauvés, sont devenus deux compagnons qui se dorlotent et se câlinent mutuellement.

Ces deux-là forment une paire plus qu’improbable : Herman, un pigeon, a subi des dommages neurologiques, il y a plus d’un an ; il ne peut plus voler. Le petit Lundy, un chiot chihuahua nouveau-né, ne peut pas utiliser ses pattes arrière.

Mais si on les réunit ensemble, ils se blottissent l’un contre l’autre comme s’ils faisaient partie de la même portée ou du même nid.

Ils se sont rencontrés grâce à la Fondation Mia, une organisation de sauvetage de Rochester, à New York, qui réhabilite les animaux souffrant de malformations congénitales et physiques. Sue Rogers, la fondatrice de l’association, envoie la plupart de ses animaux secourus dans des foyers d’accueil aux États-Unis, mais en garde quelques-uns pour des programmes scolaires sur le harcèlement.

Leur amitié inter-espèces a inspiré des dizaines de sympathisants à faire des dons à la fondation. Et les animaux, a dit Mme Rogers, se rendent mutuellement service.

Deux débuts difficiles

Herman a été retrouvé il y a plus d’un an dans le parking d’un concessionnaire automobile, où il était resté assis sur le trottoir, immobile, pendant trois jours entiers. Ses sauveteurs ont fini par réaliser que le pauvre pigeon ne pouvait pas voler.

Les sauveteurs ont dit qu’il ne pouvait pas être réhabilité et qu’il devrait être euthanasié, alors Sue s’est occupée de lui elle-même.

Il se repose maintenant dans un berceau pour bébé pendant une partie de la journée, mais elle l’emmène dehors tous les jours pour le stimuler.

Le petit Lundy, un chihuahua en bas âge, est un nouvel arrivant. Ses éleveurs en Caroline du Sud l’ont envoyé chez Sue Rogers parce qu’il avait des difficultés à utiliser ses pattes arrière, une pathologie connue sous le nom de syndrome des nageurs.

Il pesait à peine 170 grammes et était assez petit pour tenir dans une poche de chemise. Mme Rogers a dit qu’elle soupçonnait que les difficultés de Lundy à marcher soient dues à des lésions de sa minuscule moelle épinière.

Quand Lundy a rencontré Herman

Les deux  compères se sont rencontrés par la suite. Mme Rogers les a réunis ensemble pendant qu’elle s’occupait de Lundy et a vu la façon dont les deux se sont blottis l’un contre l’autre presque aussitôt – Herman ne l’a pas becqué, et Lundy ne l’a pas mordillé.

Mme Rogers a pris quelques photos de leurs câlins. Les « ooh » et les « ahh » ont suivi peu après.

Lundy le chihuaua et Herman le pigeon. (Avec l’aimable autorisation de The Mia Foundation/Facebook)

Des gens des quatre coins du pays ont inondé la boîte de réception de Mme Rogers de dons, de messages de soutien et, naturellement, de demandes pour adopter Lundy ou d’autres chiots si mignons dont elle prend soin.

« J’ai été époustouflée », a-t-elle déclaré

« Et les dons continuent d’arriver, la fondation a déjà récolté 6 000 dollars en deux jours », dit-elle. « C’est suffisant pour couvrir le coût élevé d’une chirurgie vétérinaire dont beaucoup de ses animaux ont besoin. »

Lundy a besoin de se renforcer pour être adoptable.

Herman restera probablement à la garde de Mme Rogers jusqu’à la fin de sa vie. Elle espère que Lundy saura trouver la force de vivre.

La possibilité d’une perte est grande avec les animaux ayant subi des atteintes ou nés avec des malformations, dit elle.

« C’est pourquoi nous ne voulons donner de faux-espoirs à personne. À l’heure qu’il est, je crois que nous avons déjà reçu un millier de courriels nous demandant de ne jamais séparer ces deux-là ! »

L’un des sauveteurs de Lundy s’est prise d’affection pour lui lors du trajet qui les amenait à Rochester. Il se peut donc que Lundy ait déjà un nouveau foyer en vue. La question est donc de savoir si Herman demandera à le suivre.

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