« Plan banlieues »: plus de 100 milliards d’euros dépensés en 30 ans et la délinquance n’a jamais été aussi forte

Par Ludovic Genin
29 août 2019
Mis à jour: 29 août 2019

En trois décennies plus d’une dizaine de plans banlieues se sont succédé. Selon Médiapart, la politique de la ville sur les banlieues s’est avérée être un véritable gouffre financier pour une faillite d’environ 100 milliards d’euros.

En mai 2018, Emmanuel Macron annonçait qu’il ne voulait pas d’un Énième plan banlieue, comme le réclamait Jean-Louis Borloo. « Je ne vais pas annoncer un plan ville ni un plan banlieue ni quoique ce soit, parce que cette stratégie est aussi âgée que moi», avait ironisé le chef de l’État, en rappelant que «le premier plan de la sorte a été évoqué par Raymond Barre». «On est au bout de ce qu’on a pu produire sur cette méthode», avait précisé le président

L’ancien ministre de la ville Jean-Louis Borloo réclamait un nouveau ‘plan Marshall’ pour les banlieues de 48 milliards d’euros, qui se seraient ajoutés aux 100 milliards déjà dépensés depuis 30 ans. Le problème, la délinquance n’a jamais été aussi élevée 30 ans plus tard.

Historique des plans banlieues depuis 30 ans

Après les premières émeutes de Vénissieux en 1981 naissent les Zones d’éducation prioritaires (ZEP) et après les émeutes de Vaulx-en-Velin en 1990 naîtra le ministère de la Ville et du Droit au logement. 1 milliard d’euros commenceront alors à être demandés aux contribuables français.

Dans les années 2000, les plans banlieues s’accélèrent sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin qui dépensera plus de 8 milliards d’euros pour les « quartiers difficiles ». La loi de Solidarité et renouvellement urbain (SRU) imposera alors 20 % de « logements sociaux » dans les communes et punira de taxes celles qui s’y opposent.

C’est Jean-Louis Borloo, ministre délégué à la Ville, qui lancera en 2003 l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pour une ardoise de 47 milliards d’euros. C’était alors un budget plus important que celui de l’Éducation nationale.

Pourtant en 2005, les banlieues s’enflammaient à nouveau pendant 3 semaines et au nom de la « paix sociale » une omerta se met en place.

100 milliards d’euros en 30 ans, pour quel bilan ?

16 ans après l’ANRU, 15 000 « associations d’insertion » ont été créées et subventionnées dans des milliers de quartiers difficiles. Les logements ont été remis à neuf, les enseignes de proximité créés et les équipements scolaires et sportifs s’y sont multipliés. Mais cet argent des contribuables français n’a fait reculer en rien le problème des violences, de la drogue et de l’insécurité.

Le chômage, l’insécurité, l’échec scolaire n’ont pas diminué. La police, les pompiers, les médecins y sont quotidiennement rejetés ou agressés en tant que représentant de l’autorité de la France. Les populations chrétiennes et juives ont fui ces quartiers à cause de l’insécurité. Récemment dans le Pas-de-Calais, la mairie communiste a préféré reloger les habitants d’un HLM qui étaient terrorisés par des voyous.

Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie et essayiste, constatait cet échec le 20 août lors de l’émission des Grandes Gueules sur RMC. Elle a participé notamment à la rédaction des Territoires perdus de la République.

Selon Contribuables Associés, le bilan de la politique de la ville est effectivement désastreux, sur le plan humain, sécuritaire et budgétaire : elle a coûté plus de 100 milliards d’euros aux contribuables ces 30 dernières années. Selon eux tous ces plans successives n’ont pas réduit l’insécurité, n’ont pas favorisé la « mixité sociale », ni améliorer l’emploi ou réduit la pauvreté.

Selon LCI, Colombe Brossel, adjointe à la sécurité à la municipalité de Paris, dénonçait dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur en juin 2019, l’explosion inédite de l’insécurité à Paris entre 2018 et 2019 : +13,5% pour les atteintes volontaires, +68% des vols à la tire dans le métro. Une hausse sans précédent de la délinquance reconnue par la préfecture de police de Paris et le ministère de l’Intérieur.

Un bilan catastrophique quant l’utilisation de l’argent des Français (100 milliards) et aux vues des chiffres de la délinquance qui n’ont cessé d’augmenter depuis 30 ans. Pour certains, la question serait moins financière que culturelle et cultuelle avec des quartiers qui sont des zones de non-droit de la République.

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