Les plantes peuvent compter – de plus en plus de preuves que les plantes sont conscientes

Par Epoch Times
17 novembre 2017
Mis à jour: 23 mai 2020
Le neuroscientifique Greg Gage a réalisé une expérience montrant que les plantes peuvent compter et « penser » durant un TED Talk paru le mois dernier. Il s’agit juste d’une pièce dans un puzzle plus large commençant à montrer que les plantes peuvent avoir une forme de conscience.
Greg a préfacé son expérience en demandant : « Qu’est-ce qui a un cerveau ? » Il explique qu’en cherchant à définir la différence entre quelque chose ayant un cerveau et quelque chose n’en ayant pas, les étudiants répondent souvent : « Les choses qui bougent tendent à avoir un cerveau » Cela est correct, indique Gage.
Pour cette expérience il a utilisé deux types de plantes bougeant rapidement. Un plan de mimosa s’enroulant quand on le touche et une Dionée attrape-mouche fermant sa « bouche » lorsqu’une mouche passe.
Le neuroscientifique Greg Gage a mesuré les impulsions à l’intérieur des plantes étant comme des neurones faisant fonctionner le cerveau.
Greg Gage (Screenshot/TEDTalks)

Il a posé des électrodes sur un mimosa pour voir si les signaux électriques, qui fonctionnent dans la plante lorsqu’on la touche, envoient un message à la racine pour bouger les feuilles. C’est similaire à comment les neurones fonctionnent dans le corps humain, facilitant la communication entre le cerveau et les parties du corps devant réagir à une stimulation.

Gage a posé les électrodes sur l’attrape-mouche. De la même façon, lorsqu’il a touché les poils sensitifs dans l’attrape-mouche, cela a créé une impulsion électrique dans la plante. Mais elle n’a pas duré, car les attrape-mouches ne ferment leur bouche qui si elles sont sûres qu’il s’agit bien d’une mouche. Cela prend beaucoup d’énergie pour ouvrir et fermer la bouche.

Comment en être sûr ? En comptant le nombre de fois où les poils sensitifs sont stimulés. Cela veut dire que les dionées attrape-mouches peuvent compter.

Les dionées attrape-mouches peuvent compter combien de fois les mouches se posent sur elles.

Une dionée attrape-mouche, représentée avec un une image de son signal électrique montrant une impulsion en réaction à avoir été touchée. (Capture d’écran /TED talks)

Les plantes n’ont pas de cerveau, explique M. Gage, mais peuvent communiquer en utilisant l’électricité. Il a relié les deux plantes ensemble pour voir si les impulsions électriques de l’une pourrait affecter l’autre. Lorsqu’il a touché le poil de l’attrape-mouche, le mimosa s’est enroulé.

En 2015, le forestier allemand Peter Wohlleben a écrit La Vie secrète des arbres, étonnant le monde par comment les arbres communiquent entre eux.

Le forestier allemand a montré dans son livre La Vie secrète des arbres qu’une forêt est une communauté dans laquelle les arbres communiquent, se font des amis et se protègent les uns les autres.

Par exemple, lorsqu’un arbre est grignoté il envoie un message chimique avertissant les autres arbres qu’il y a une créature ayant faim dans la zone. Les autres arbres peuvent alors relâcher d’autres messagers chimiques les rendant moins attirants.

Les arbres partagent des nutriments entre eux par leurs systèmes de racines. Les arbres forts partagent leurs sucres avec les arbres faibles. L’idée est qu’ils sont tous forts s’ils se tiennent ensemble. Si des arbres individuels meurent, ils laisseront un espace ouvert au vent pouvant incliner d’autres arbres.

Ce sont deux exemples des façons incroyables par lesquelles les arbres interagissent. De plus, cela ne semble pas juste être un processus automatique et arbitraire.

Un arbre ne va pas traiter tous les autres arbres également. Il choisit ses amis.

Deux arbres qui ne sont pas « amis » vont beaucoup renforcer leurs branches lorsqu’ils se touchent, « Alors on a l’impression qu’il y a une sacrée bousculade qui se passe ici », écrit M. Wohlleben.

« Mais une paire de vrais amis fait soigneusement attention dès le début à ne pas faire pousser de branches trop épaisses dans la direction de l’autre. Ces arbres ne veulent rien se prendre l’un à l’autre, alors ils développent des branches robustes seulement aux bords extérieurs de leur couronne, pour ainsi dire, seulement en direction des ‘non-amis » ».

M. Wohlleben a observé des souches d’arbres tombées depuis longtemps, maintenues par les arbres autour d’elles. Une forêt ne va pas garder toutes ses souches en vie, alors est-ce une forme de dévotion pour un vieil ami qui l’amène à alimenter certaines souches ?

Cela pourrait être lié au « degré de connexion – ou peut-être même d’affection », écrit M. Wohlleben.

D’autres scientifiques ont suggéré que les plantes sont très « capables » mentalement.

L’étendue à laquelle les arbres peuvent sentir ou penser de la même façon que d’autres êtres, y compris nous-mêmes, reste mal connue. Mais MM. Wohlleben et Gage ajoutent tout un tas de preuves qui ont déjà soulevé, de façon controversée, le sujet de la sensibilité supérieure des plantes.

Les scientifiques ont montré que les plantes ont une mémoire à long terme, qu’elles sont conscientes de leur environnement physique et du comportement d’autres plantes et même (un sujet controversé) qu’elles pourraient être capables de lire les pensées d’une personne.

Regardez la vidéo suivante :

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