Le plus ancien manuscrit maya trouvé aux Amériques

14 septembre 2016 Mis à jour: 16 septembre 2016

Un mystérieux manuscrit du 13ème siècle, un guide d’astronomie, a longtemps été considéré comme un canular, pour finalement être récemment déclaré comme authentique.

Le document, écrit il y a environ 900 ans, a été exposé en 1971 au Grolier Club à New York City, et il a été nommé le Codex Grolier. Il a été fabriqué à partir de papier d’écorce enduit de stuc et plié en accordéon. Il contient des œuvres dans le style Maya représentant des dieux, des guerriers, des hiéroglyphes, et d’autres figures. Il contient également des graphiques du mouvement de la planète dans un calendrier qui couvre environ 104 années.

Quand il a été rendu public au début des années 1970, il a été soupçonné d’être un faux.  La raison est qu’il n’a pas été découvert par des archéologues, mais par des pillards, qui l’ont vendu à un collectionneur mexicain, Josué Sáenz. Il a affirmé avoir été contacté par les pillards et a dû se rendre à une piste d’atterrissage par avion pour recueillir plusieurs artefacts. L’histoire plutôt fantastique de la façon dont il a acquis le manuscrit a incité certains archéologues à le décrier comme faux, déclenchant un débat sur son authenticité.

Mais une récente datation au radiocarbone a montré que les pages du papier d’écorce du présumé codex Maya remontent à environ 1230.

« C’est devenu une sorte de dogme, qu’il était faux », a déclaré Stephen Houston dans un communiqué, le co-auteur de l’étude de l’Université Brown. « Nous avons décidé de le réexaminer et de l’étudier très attentivement pour vérifier chaque critique l’une après l’autre. Maintenant, nous diffusons un fac-similé définitif du manuscrit. Il ne peut y avoir le moindre doute que le Grolier est authentique. » Le document a été publié dans la revue « Maya Archeology »


Cela signifie que le Codex Grolier est le plus ancien de tous les écrits survivants des Amériques.

Dans l’étude, M. Houston a ajouté, « C’est la confirmation que le manuscrit, contrairement à certaines revendications, est tout à fait réel. Le manuscrit était conservé discrètement dans un sous-sol du Musée national de Mexico. Son histoire est enveloppée d’un grand drame. Trouvé dans une grotte au Mexique, un riche collecteur mexicain, Josué Sáenz, l’avait ensuite envoyé à l’étranger avant son éventuel retour aux autorités du pays. »

Les chercheurs ont noté que les dieux représentés dans ce manuscrit sont « les dieux du quotidien, des divinités qui doivent être invoquées pour les plus simples besoins de la vie: le soleil, la mort, K’awiil- un noble patron et personnifié par l’éclair. Elles accomplissent les exigences de la « star » que nous appelons Vénus. Les écrits de Dresde et de Madrid ont permis de clarifier un large éventail de dieux mayas, mais dans celui de Grolier, tout est dépouillé jusqu’à b.a.-ba ».

Le manuscrit a probablement été créé à l’époque où la capitale Maya, Chichen Itza, et la ville de Tula ont décliné. Le scribe l’a réalisé en « des temps difficiles », a précisé l’auteur.

Version anglaise : Ancient Mayan Manuscript Oldest Found in the Americas

 

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