Plus de 400 policiers et soldats afghans tués ou blessés par les talibans en une semaine

Par Epoch Times avec AFP
14 juin 2020
Mis à jour: 14 juin 2020

Les talibans ont tué ou blessé plus de 400 membres des forces de sécurité afghanes la semaine dernière, a annoncé le ministère de l’Intérieur dimanche, accusant les insurgés d’avoir augmenté leurs attaques à l’approche des pourparlers de paix. 

« La semaine dernière, les talibans ont mené 222 attaques contre les forces afghanes. Ils ont tué et blessé 422 (soldats et policiers) », a déploré le porte-parole du ministère Tareq Arian lors d’une conférence de presse.

Les talibans ciblent les imams

M. Arian a également accusé les talibans de cibler les imams afin de faire subir une « pression psychologique » au gouvernement afghan.

Selon lui, les insurgés, qu’il a qualifiés « d’organisation parapluie pour d’autres réseaux terroristes », sont responsables des deux attaques à la bombe qui ont tué des imams dans des mosquées de Kaboul en juin.

-Des policiers montent la garde à l’extérieur de la mosquée Sher Shah Suri à la suite d’une explosion de bombe lors des prières du vendredi à Kaboul le 12 juin 2020. Photo par STR / AFP via Getty Images.

La violence a d’abord diminué en Afghanistan, après le 24 mai lorsque les talibans ont décrété un cessez-le-feu de trois jours pour les fêtes de l’Aïd.

Les talibans refusent de prolonger la trêve de l’Aïd

« Mais après l’Aïd, les attaques talibanes sont doucement remontées aux niveaux enregistrés avant l’Aïd », a expliqué à l’AFP le ministre de l’Interieur Massoud Andarabi.

Les insurgés « mènent en ce moment plus de 60 attaques toutes les 24 heures » et « cherchent toute opportunité pour attaquer, kidnapper et assassiner des responsables afghans », a-t-il continué.

Malgré de nombreuses demandes du gouvernement afghan, les talibans ont refusé de prolonger la trêve de l’Aïd.

Ils ont tué 89 civils et en ont blessé 150 autres

Selon le Conseil national de sécurité, un organe gouvernemental, ils ont également tué 89 civils et en ont blessé 150 autres ces deux dernières semaines.

-Un nouveau-né, Bibi Amena, reçoit des soins pour une blessure par balle à la jambe droite alors qu’elle a été secourue et amenée à l’Institut médical français pour les enfants après avoir perdu sa mère lors d’une attaque armée contre une maternité, à Kaboul, le 15 mai. 2020. Photo de WAKIL KOHSAR / AFP via Getty Images.

Malgré ces violences, les talibans se disent cependant prêts à entamer des négociations de paix historiques avec Kaboul.

Ces pourparlers, dont l’ouverture est une des conditions inscrites dans l’accord américano-taliban, sont censés débuter après la fin d’un échange de prisonniers en cours entre les deux camps.

 

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