Une policière de Floride offre une semaine de provisions à une mère désespérée et coupable de vol à l’étalage pour ses enfants

Par Louise Bevan
1 décembre 2019 Mis à jour: 1 décembre 2019

Lorsqu’une mère célibataire en difficulté a été surprise en délit de vol à l’étalage dans un supermarché de Miami, l’agent de police de service qui a répondu à l’appel a rendu son jugement sur-le-champ ; au lieu d’emmener la coupable au poste de police, l’officier a offert à la mère un chariot rempli de provisions et une escorte pour la ramener chez elle.

Jessica Robles a expliqué à l’agent qu’elle n’avait pas l’argent nécessaire pour acheter de quoi nourrir sa fille et ses deux jeunes fils. Jessica Robbles était sortie du supermarché Publix avec un chariot contenant 270 € de courses, contournant la caisse et se dirigeant directement vers sa voiture.

L’agent de police Vicki Thomas, qui a 23 ans d’expérience dans la police, a demandé à Mme Robles si elle avait de la nourriture à la maison. « Je l’ai regardée en face et je lui ai dit : ‘Pas du tout’ », a reconnu Mme Robles plus tard sur CNN.

Anaïs, la fille de Jessica Robles, alors âgée de 12 ans, a révélé l’ampleur du désespoir de la famille. « Ce n’est pas drôle, dit-elle, de voir mon frère par terre, affamé et demandant à manger, et nous devons lui dire : ‘Il n’y a rien à manger ici.’ »

Thomas Vicki a donné des informations à Jessica Robles au sujet des banques alimentaires, des églises et d’autres endroits où elle pourrait demander de l’aide. Elle a également décidé d’aider Mme Robles et sa jeune famille sur place. « J’ai pris la décision de lui acheter des provisions, parce que l’arrêter n’allait pas résoudre le problème de la faim de ses enfants », explique-t-elle.

Vicki Thomas est retournée dans le supermarché Publix et a acheté pour 90 € de courses pour la mère et ses enfants affamés. « J’ai saisi ma carte de débit, je suis retournée au magasin et j’ai acheté des choses qui lui permettraient de vivre une semaine ou deux » , raconte Vicki Thomas plus tard à ABC News.

Illustration – Shutterstock | Joni Hanebutt

« Quand je suis sortie, elle a vu que j’avais le chariot de courses et elle a éclaté en sanglots et m’a demandé si elle pouvait m’embrasser, a poursui Vicki Thomas, ce qui est plutôt inhabituel pour les suspects d’embrasser l’agent de police venu sur place. »

L’agent Thomas a dit à CNN : « Sa situation m’a touchée. Je pouvais faire un parallèle. En tant que mère célibataire moi-même, sans l’aide de ma famille, j’aurais pu me retrouver à sa place. »

Vicki Thomas a admis qu’elle et plusieurs de ses collègues avaient déjà aidé des suspects de la même façon. « Voir [la famille] ouvrir avidement les sacs que nous avons apportés, pour nous c’était comme à Noël », a-t-elle dit. « Ces 90 € que j’ai dépensés, valaient le coup. »

Jessica Robles a expliqué que sa famille s’est retrouvée à court d’argent après la perte de l’emploi de son petit ami. Un problème de paperasserie a compliqué davantage leur situation, ce qui fit perdre à la mère l’aide financière du gouvernement fédéral.

Comme le caddie de Jessica Robles se trouvait juste en dessous de la limite pour un délit criminel, la mère n’a pas été placée en garde à vue. Au lieu de cela, elle a reçu un avis de comparution à la cour.

Avant de quitter la famille, Vicki Thomas avait une demande à présenter à Mme Robles en échange de provisions gratuite. « La seule chose que je lui ai demandée, c’est d’aider quelqu’un d’autre quand elle se relèvera », explique l’agent. « Elle a dit qu’elle le ferait. »

Après la nouvelle de la situation désastreuse de la famille Robles et de l’acte de gentillesse de Mme Thomas, les offres d’argent et de nourriture ont commencé à affluer du grand public. Selon le Daily Mail, Mme Robles a même pu retourner faire d’autres courses au supermarché grâce à un généreux don de 635 €  de sa communauté locale.

Illustration – Shutterstock | Ken Wolter

Mais ce n’était pas tout ; Jessica Robles s’est vue offerte un emploi. John Challenor de phonedoctor.com a invité Mme Robles à soumettre son curriculum vitae et l’a engagée comme représentante du service à la clientèle sur place.

« Il n’y a pas de mots », a confié Mme Robles à M. Challenor, « à quel point je vous suis reconnaissante d’avoir pris votre temps et d’avoir aidé quelqu’un. Surtout quelqu’un comme moi. »

Des années après le premier contact sérieux de Mme Robles avec la loi en octobre 2013, devant un chariot rempli d’aliments volés et d’un officier au cœur en or, la vie de la mère en difficulté a radicalement changé pour le mieux. Son histoire et celle de Vicki Thomas continuent de circuler, inspirant les autres à la donner à ceux qui sont le plus dans le besoin.

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