Le port du masque obligatoire pour les enfants n’est pas soutenu par la science, selon des sénateurs du New Jersey

Par Ella Kietlinska
19 juillet 2021
Mis à jour: 19 juillet 2021

Des sénateurs du New Jersey ont tenu une audience la semaine dernière afin de déterminer si les données scientifiques justifient d’obliger les enfants à porter des masques dans les écoles, alors que l’efficacité et les effets négatifs de ces masques suscitent de plus en plus d’inquiétudes.

Des scientifiques ont témoigné de l’efficacité des masques pour prévenir la propagation du Covid-19, une maladie causée par le virus du PCC (virus du Parti communiste chinois). Des professionnels de la santé et des parents ont parlé de l’impact des masques sur la santé et le bien-être des enfants.

Les législateurs participants ont affirmé que le port de masques par les enfants ne contribue guère à prévenir la propagation du Covid-19 et peut nuire aux enfants sur le plan psychologique, émotionnel, du développement et physique.

L’obligation de porter des masques dans presque tous les lieux publics du New Jersey a été levée par le gouverneur Phil Murphy en mai, mais l’obligation de porter des masques pour les enfants dans les écoles est restée en place, justifiée par l’absence de vaccin contre le Covid-19 pour les enfants de moins de 12 ans.

Efficacité des masques pour les enfants

Il n’y a pas eu d’essais cliniques randomisés sur des enfants pour évaluer les avantages du port de masques, mais différents pays ont réagi différemment à la pandémie, a dit le Dr Martin Kulldorff, professeur de médecine à la Harvard Medical School, biostatisticien et épidémiologiste.

« Lors de la première vague [de la pandémie de Covid-19] au printemps 2020, la plupart des grands pays occidentaux ont fermé leurs écoles pour des périodes plus ou moins longues, y compris une majorité d’États aux États-Unis. La seule exception était la Suède, qui a gardé les écoles et les garderies ouvertes de 1 à 15 ans, ce qui représente 1,8 million d’enfants. »

À cette époque, il n’y avait pas de port de masque, pas de distanciation sociale et pas de test Covid-19 pour les enfants en Suède, a dit le Dr Kulldorf lors de l’audience, mais il y avait plus de nettoyage que la normale dans les écoles et les garderies et les enfants qui tombaient malades étaient renvoyés à la maison.

Malgré cette absence de restrictions, « aucun de ces 1,8 million d’enfants n’est mort [du Covid-19] », a souligné le Dr Kulldorf.

« Le Covid se transmet principalement par les adultes. Lorsque des enfants sont infectés […] ils le sont généralement par un adulte. Et il est très rare que la transmission se fasse d’un enfant à un adulte. »

Le risque d’infection par le Covid-19 pour les enseignants est identique ou légèrement inférieur à la moyenne dans d’autres professions, a dit M. Kulldorf. « Il n’y a aucune raison de porter des masques, que ce soit pour le bien des enfants ou pour le bien des enseignants. Il n’y a pas de raisons de santé publique pour le faire. »

« Je pense qu’aux États-Unis, pour toute cette pandémie, on a signalé environ 350 décès dus au Covid chez les enfants. Et nous ne savons pas exactement combien d’entre eux sont attribuables au Covid par rapport à combien sont morts avec le Covid parce que [le] CDC n’a pas fait cette évaluation. »

Le Dr Kulldorf a dit que le nombre de décès d’enfants dus à la grippe se situe entre 200 et 1 000 chaque année, selon la gravité de la grippe.

« Chacun de ces décès est tragique », a dit le Dr Kulldorf, mais « pour les enfants, [le masque] ne leur offre pas particulièrement de protection contre le Covid. »

Effets indésirables des masques

Un homme ajuste le masque d’une fillette à New York, New York, le 5 avril 2020. (Cindy Ordt/Getty Images)

« Il existe de nombreuses preuves des effets néfastes du port de masques par les enfants et on ne devrait pas les obliger à les porter », a dit Maria Crisler, une scientifique clinicienne spécialisée en microbiologie.

Selon une étude menée en avril, 68 % des plus de 25 000 enfants participant à l’étude « avaient des problèmes pour porter des masques » et la teneur en dioxyde de carbone inhalée par ces derniers était plusieurs fois supérieure à la norme acceptable, a témoigné Mme Crisler.

En raison de l’absorption élevée de dioxyde de carbone, les enfants échantillonnés pour l’étude ont présenté des symptômes tels que l’irritabilité, des maux de tête, des difficultés de concentration, une réticence à aller à l’école ou au jardin d’enfants, des malaises, des difficultés d’apprentissage, de la somnolence ou de la fatigue, a dit Maria Crisler.

La question du port du masque est encore plus critique pour les enfants que pour les adultes, car les différences anatomiques rendent un enfant plus vulnérable qu’un adulte aux lésions dues à la privation d’oxygène et à une forte absorption de dioxyde de carbone, a expliqué la scientifique clinicienne.

« Il y a des changements physiologiques dans les 45 secondes qui suivent le port d’un masque au niveau du cerveau, du cœur, des poumons, des reins et du système immunitaire. »

De plus, les microbes peuvent se concentrer sur l’extérieur des masques, car les gouttelettes porteuses de microbes sont piégées dans les masques et peuvent être réinhalées, a dit Mme Crisler dans sa présentation. « Sans masque, les gouttelettes exhalées et l’aérosol sèchent rapidement. […] Plus le masque est utilisé longtemps, plus les bactéries sont exhalées à travers lui. »

« Les tests effectués dans les hôpitaux sur l’extérieur des masques chirurgicaux – ceux que les enfants portent le plus souvent à l’école – ont révélé une plus grande concentration de microbes sur l’extérieur même des masques que dans l’environnement. »

Une étude réalisée par un laboratoire de l’université de Floride a montré que plusieurs types de microbes étaient présents sur les masques, a noté Maria Crisler, soulignant que l’étude n’était pas scientifique.

Mme Crisler a également mentionné que les solutions naturelles pour protéger les enfants « commencent par l’alimentation et l’exercice », car une mauvaise alimentation et le manque de repos font partie des facteurs qui contribuent aux maladies et aux dysfonctionnements immunitaires.

Le Dr Paul Alexander, professeur de médecine factuelle à l’Université McMaster au Canada et ancien conseiller sur la question de la pandémie due au Covid au sein de l’administration de Donald Trump, a fait remarquer qu’il n’y a pas de preuves claires sur l’efficacité des masques, mais il existe des rapports et des preuves que le port de masques est potentiellement dangereux.

« Vous accumulez du dioxyde de carbone derrière le masque, vous ne recevez pas [le niveau d’] oxygène approprié, etc. Et il y a des rapports dans le monde entier sur les dommages causés », a déclaré M. Alexander, ajoutant que « l’OMS[Organisation mondiale de la santé] a publié un rapport […] disant que les enfants de moins de 6 ans ne devraient pas porter de masque, sous aucune condition. »

M. Alexander a également dit que les cas de transmission asymptomatique du Covid-19 et les réinfections sont très rares, mais ont pourtant entraîné le confinement et la fermeture des écoles.

« Lorsque nous examinons les preuves, nous ne pouvons pas trouver d’indications claires, de preuves réelles, de cas où la propagation asymptomatique est une réelle préoccupation, ni de cas où les réinfections, les infections récurrentes sont une réelle préoccupation. Et nous pouvons argumenter chaque cas que vous présentez comme une interprétation erronée. »

Des élèves masqués attendent en file indienne, à distance sociale, avant de se rendre à la cafétéria d’une école primaire de Louisville, dans le Kentucky, le 17 mars 2021. (Jon Cherry/Getty Images)

Jacqueline Tobacco, membre du conseil d’éducation de Middletown, dans le New Jersey, a témoigné que son fils fréquentait une école sans porter de masque depuis septembre, après un long combat et un procès qu’elle avait intenté.

« Il est allé à l’école toute l’année – les écoles ont été ouvertes à Middletown – et n’a jamais été mis en quarantaine, n’a jamais eu le Covid », a constaté Mme Tobacco.

Elle a été élue pour un siège au Conseil de l’éducation après avoir fait campagne sur une plate-forme contre les confinements et contre les obligations de port de masque et est devenue membre du conseil en janvier.

Erin Pain, une infirmière scolaire, a témoigné que le port de masques peut nuire aux enfants sur le plan psychologique, physique et pour leur développement.

Elle a vu de nombreux enfants souffrir d’anxiété et de peur intense. Mme Pain a raconté aux sénateurs l’histoire d’une fille qui est venue la voir parce qu’elle avait vomi en classe. Cette fille était très nerveuse lorsqu’elle a vu des personnes portant des masques et cette pensée a occupé l’esprit de l’enfant au point qu’elle a eu mal au ventre et a vomi.

Une autre fille que Mme Pain a vue pleurait hystériquement parce qu’elle avait oublié d’apporter son masque à l’école et avait peur de ramener le Covid à la maison. « J’ai dû passer 15 minutes avec elle pour la calmer et la faire entrer en classe », a dit Mme Pain.

Le port d’un masque peut également avoir un impact sur le développement de l’enfant, a expliqué Mme Pain. « Les enfants apprennent en reconnaissant les indices faciaux […] et [leur apprentissage] est entravé par le port d’un masque facial. »

Lorsque leur enseignant leur sourit, les enfants savent que leur réponse est bonne ou qu’ils ont fait du bon travail, poursuit M. Pain.

« Sur le plan du développement, ces enfants ont des difficultés. Ils traversent une période très difficile, surtout les malentendants et les enfants avec des besoins spéciaux qui ont beaucoup de mal à porter ces masques », a-t-elle dit.

L’infirmière a également constaté des éruptions cutanées au visage, des maux de gorge et des aphtes liés au port de masques. Les enfants portent parfois le même masque pendant plusieurs jours, le touchent, et oublient parfois de se laver les mains après être allés aux toilettes, ou le retournent, a dit Mme Pain.

Le CDC recommande de laver le masque en tissu chaque fois qu’il est sale ou au moins tous les jours.

Le sénateur républicain de l’État du New Jersey, Michael Doherty, a dit après tous les témoignages : « Nous avons entendu aujourd’hui que les masques causent des dommages et qu’il n’y a aucun avantage. Et il y a beaucoup de données scientifiques qui le confirment. Ils causent des dommages irréparables à nos enfants. Et la science est très claire pour moi. »

« Il était vraiment important d’entendre la science », a déclaré la sénatrice républicaine du New Jersey, Kristin Corrado.

« Nous avons une législation [introduite] […] qui interdirait à toute école ou bus scolaire d’exiger que les enfants portent des masques à l’école ou dans le bus. Nous avons également une législation qui interdirait le port du masque dans les garderies et les camps de vacances. Les parents devraient être les seuls à prendre des décisions médicales pour leurs enfants. Et soyons clairs, le port d’un masque est une décision médicale, qui ne devrait jamais être prise par le gouvernement du New Jersey », a dit Mme Corrado à la fin de l’audience.

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