Pour les personnes à haut risque de contamination, l’Inde recommande l’hydroxychloroquine

Par Zachary Stieber
25 mars 2020
Mis à jour: 25 mars 2020

Les professionnels de la santé en Inde devraient utiliser l’hydroxychloroquine, un médicament utilisé pour traiter le paludisme, pour éviter de contracter la nouvelle maladie COVID-19, a déclaré le groupe de travail national sur la maladie.

Le groupe de travail a recommandé aux professionnels de la santé impliqués dans les soins des cas confirmés ou suspectés de COVID-19 de prendre de l’hydroxychloroquine, ainsi qu’un autre groupe présentant un risque élevé de contracter la nouvelle maladie : les contacts familiaux asymptomatiques des cas confirmés.

COVID-19 est causé par le nouveau coronavirus, que le journal Epoch Times appelle le virus du PCC (Parti communiste chinois) parce que la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et d’engendrer une pandémie mondiale.

La recommandation (pdf) était d’utiliser le médicament comme prophylaxie, définie comme une action menée pour prévenir une maladie, en particulier par des moyens spécifiques ou contre une maladie spécifique.

Des pompiers des services d’incendie et d’urgence d’Ahmedabad pulvérisent du désinfectant le long d’une rue pendant le confinement imposé par le gouvernement du Gujarat comme mesure préventive contre le coronavirus COVID-19, à Ahmedabad le 24 mars 2020. (Sam Panthaky/AFP via Getty Images)

Les professionnels de la santé qui prennent le médicament ne devraient pas avoir un « faux sentiment de sécurité » et devraient quand même suivre toutes les autres mesures de protection prescrites, comme se laver fréquemment les mains et porter des équipements de protection individuelle, ont déclaré les autorités. Le médicament ne devrait également être délivré par les médecins que sur ordonnance.

L’hydroxychloroquine a été trouvée par une petite équipe française pour traiter avec succès le COVID-19 et a montré son efficacité contre le virus du PCC dans des laboratoires chinois, où le virus est apparu pour la première fois l’année dernière.

De multiples essais sont en cours aux États-Unis et ailleurs pour évaluer l’efficacité du médicament contre le COVID-19 et certains responsables de la santé ont fait savoir que le traitement n’a pas encore été approuvé pour traiter le coronavirus.

Ces derniers jours, le département américain de l’alimentation et des médicaments a accordé une dérogation à Ipca Laboratories, basée en Inde, pour lui permettre d’expédier des comprimés d’hydroxychloroquine aux États-Unis, a déclaré la société (pdf).

Des pénuries d’hydroxychloroquine et d’un médicament apparenté, la chloroquine, ont été signalées car les deux sont utilisés dans certains pays chez les patients atteints de COVID-19. Plusieurs entreprises ont annoncé qu’elles allaient augmenter la production de ces médicaments pour tenter de répondre à la demande croissante.

RECOMMANDÉ