Pour Robert Ménard, le « mode de vie à la française » n’est « pas négociable »

Par Séraphin Parmentier
20 juillet 2019 Mis à jour: 20 juillet 2019

À huit mois des prochaines élections municipales, le maire de Béziers a couché plusieurs arguments sur le papier pour faire le bilan de son action à la tête de la municipalité et convaincre ses administrés.  

Dans son dernier numéro paru le 15 juillet, le journal municipal de Béziers consacre près de trente pages aux principaux faits d’armes accomplis sous le mandat de Robert Ménard. Candidat à sa propre réélection en 2020, l’édile biterrois prépare sa prochaine campagne et met l’accent sur plusieurs thèmes censés symboliser l’efficacité de son action depuis son arrivée à la tête de la municipalité.

Une double page du journal met notamment en avant le respect du mode de vie français qui caractériserait Béziers : « Depuis cinq ans, c’est le retour du bon sens. Le message a le mérite d’être clair : à Béziers, on vit en France, et donc, à la française. »

Et le périodique de la municipalité de citer plusieurs mesures prises en ce sens sous le mandat de R. Ménard : interdiction des paraboles et du linge aux fenêtres dans le centre historique, arrêtés anti-crachats et anti-chichas, création d’une brigade du vivre-ensemble « pour lutter contre les incivilités », mise en place d’une charte des mosquées « visant à interdire la promotion d’un islam agressif » et d’une charte des mariages « sanctionnant les retards, les drapeaux étrangers, les comportements dangereux et provocateurs au volant », promotion de l’identité locale à travers des fêtes traditionnelles, défense de la crèche de Noël, lutte contre « l’implantation de nouveaux kebabs et commerces communautaires », etc.

« Dresser le bilan du chemin parcouru »

En dernière page, le maire de Béziers s’adresse directement à ses administrés, « seuls juges » de l’efficacité de son action depuis cinq ans.

« Avons-nous fait ce qu’il fallait ? Ou, au contraire, nous sommes-nous trompés ? Notre ville est-elle sur le bon chemin ? Ou fallait-il s’y prendre autrement ? À ces questions, vous êtes les seuls à pouvoir apporter des réponses. Vous êtes les seuls juges », écrit Robert Ménard.

« Le document que vous avez en mains est une sorte d’aide-mémoire. En quelques pages – et autant de belles photos – nous avons voulu dresser le bilan du chemin parcouru. Sans triomphalisme. Conscients de la longue route qui reste à parcourir. Mais nous avons le sentiment que notre ville a changé. À moins de nier l’évidence, difficile de contester que notre ville est plus belle, plus propre, plus sûre qu’il y a cinq ans », poursuit le cofondateur de Reporters Sans Frontières (RSF).

« Béziers, notre Béziers mérite le mieux, le meilleur. Les images qui illustrent ce document témoignent du charme, de la séduction de notre ville. La plus ancienne cité de notre pays, faut-il le rappeler. Une ville illustre qui nous a donné un Pierre-Paul Riquet, le bâtisseur du canal du Midi, et un Jean Moulin, le héros, l’organisateur de la Résistance », conclut le premier magistrat de la ville.

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