Pourquoi Paris ne fait plus rêver les cadres

7 septembre 2015
Mis à jour: 7 septembre 2015

Fuir Paris pour la province, c’est ce que souhaitent 80 % des cols blancs parisiens. D’après une étude du site de recrutement Cadremploi parue le 1er septembre, huit cadres parisiens sur 10 souhaitent déménager afin de s’installer dans une ville de province pour y travailler.

Réalisée en juillet sur un panel de plus de 4 000 cadres, l’étude a révélé que Paris ne fait plus rêver les CSP+. 53 % d’entre eux se déclarent insatisfaits de leur vie dans la capitale. S’ils sont 36 % à envisager de déménager « peut-être », et 44 % à avoir pris la décision « certainement », trois-quarts des sondés affirment vouloir partir dans les trois ans à venir.

Et pourtant, avec la promesse d’une vie culturelle intense et d’une offre d’emplois privilégiée, Paris a de quoi séduire. Mais il semblerait que ces critères de réussite qui convenaient aux générations précédentes ne soient plus suffisantes ou essentielles aux nouvelles.

Métro – trop long, boulot – stressant, et dodo – trop cher

La faute aux transports, en priorité : ils sont 7 sur 10 à mal supporter les temps de transport qui s’élèvent à 45 minutes minimum pour la moitié des sondés. La perspective du Grand Paris qui vise à améliorer le cadre de vie des Franciliens semble donc avoir un effet limité sur ses habitants. Ces derniers ont du mal à se projeter dans un avenir, certes prometteur, mais dont les aménagements sont encore embryonnaires.

Vient ensuite le coût des logements, avec des loyers trop élevés pour 58 % d’entre eux. En dépit des salaires parisiens, qui sont en moyenne les plus élevés de France, les prix de l’immobilier demeurent un dilemme. Avec un prix moyen de 7 800 euros du m2 à Paris, investir dans l’immobilier relève souvent de l’impossible. Louer ne coûte pas moins cher, puisqu’un 50 m2 vous reviendra en moyenne à 1 126 euros mensuels à Paris, 863 euros pour 52 m2 dans la petite couronne et 805 euros pour 59 m2 dans la grande couronne.

La vie est chère aussi à Paris : outre l’immobilier, le coût de la vie pèse aussi pour 55 % des cadres parisiens sondés, qui déplorent aussi le manque d’accès à la nature (46 %).

Pour aller où ?

Qualité de vie personnelle, verdure et calme, l’étude de Cadremploi met en avant les grandes villes de province, signe que le besoin de changement n’est tout de même pas si radical : Bordeaux, Nantes et Lyon arrivent cette année en tête des préférences, devançant Toulouse, Nice, Marseille ou encore Rennes.

Belles endormies des décennies précédentes, Bordeaux et Nantes ont bénéficié d’aménagements qui ont amélioré le cadre de vie de leurs habitants : rénovation de quartiers, arrivée du tramway, du TGV (Nantes-Paris en 2h et Bordeaux-Paris en 2h d’ici à 2017), événements culturels à Nantes, nouveau stade à Bordeaux, etc.

Avec une baisse moyenne comprise entre 54 à 60 % par rapport à Paris, les loyers dans ces villes deviennent aussi bien plus attractifs pour les Parisiens.

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