Premier cas de décès à cause de la cigarette électronique enregistré au Mexique

Par Debora Alatriste
13 novembre 2019 Mis à jour: 13 novembre 2019

Le 29 octobre dernier, une personne de 18 ans est décédée au Mexique à cause de l’usage de la cigarette électronique. Il s’agit du premier cas enregistré dans le pays, selon différents médias.

Le 14 octobre, le jeune homme de l’État de San Luis Potosi, dont le nom n’a pas été rendu public, a été admis à l’hôpital central Dr Ignacio Morones Prieto, situé dans la capitale, avec un problème pulmonaire sévère.

Il a reçu des soins intensifs, mais en raison de la gravité de son état, il est décédé le 29 octobre d’une pneumonie atypique.

L’Instituto de Diagnóstico y Referencia Epidemiológicosa (INDRE), dépendant du ministère mexicain de la Santé, a confirmé, après de nombreuses analyses, que le décès était lié à la consommation de cigarettes électroniques.

Le directeur de la santé publique de l’institut, Miguel Lutzow Steiner, a déclaré que le jeune homme a également été testé pour déterminer s’il s’agissait d’une maladie cardiaque, pulmonaire ou infectieuse, y compris pour la grippe, le VIH et autres maladies transmissibles, mais que tous les résultats étaient négatifs, selon les médias.

Les CDC ont déclaré avoir détecté plus de 149 cas possibles de maladies pulmonaires graves associées à la cigarette électronique. (Pixabay/lindsayfox)

Le 28 septembre, le ministère de la Santé avait déjà émis un avertissement épidémiologique sur le vapotage au Mexique, informant la population au sujet des symptômes et des profils montrés dans les cas reliés aux maladies afin d’« identifier à temps la présence de cas de maladie pulmonaire aiguë sévère, éventuellement associée à l’utilisation de cigarettes électroniques et/ou du vapotage, pour les traiter en temps opportun« , après que les États-Unis, au 27 septembre, ont déjà enregistré « 805 cas de lésions pulmonaires » et 12 décès confirmés à cause de l’utilisation de cigarettes électroniques dans dix États.

Le communiqué officiel du gouvernement mexicain prévient que la vapeur d’une cigarette électronique « peut contenir des substances potentiellement nocives telles que des composés organiques volatils, des particules fines, des métaux lourds tels que le nickel, l’étain, le plomb, des produits chimiques cancérigènes, des arômes tels que le diacétyle, un produit chimique lié aux maladies respiratoires graves ».

Pour sa part, le président américain Donald Trump a déclaré le 10 novembre que, en raison des progrès de la recherche sur la récente vague de maladies et de décès liés à l’utilisation des cigarettes électroniques, son administration prévoit de porter la limite d’âge à 21 ans pour leur utilisation.

L’une des découvertes récentes liées aux cas de maladie est l’acétate de vitamine E, découverte réalisée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Le composé a été trouvé chez 29 patients présentant des lésions liées au vapotage.

Cette découverte est la première preuve reliant la substance aux lésions pulmonaires associées à la cigarette électronique.

La vitamine est présente dans de nombreux aliments et ne cause généralement aucun dommage lorsqu’elle est prise comme supplément vitaminique, mais lorsque l’acétate de vitamine E est inhalé, il « peut interférer » avec la fonction pulmonaire normale, selon les CDC.

L’acétate de vitamine E est utilisé comme additif dans la production de cigarettes électroniques ou de produits de vaporisation « parce qu’il ressemble à l’huile de THC », selon l’agence.

Le THC est le principal composant psychoactif du cannabis.

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