Les préoccupations entourant les élections de 2020 méritent une enquête sérieuse, selon un ancien fonctionnaire du Conseil national de sécurité

Par Ella Kietlinska et Joshua Philipp
10 novembre 2020
Mis à jour: 10 novembre 2020

Alors que les résultats de l’actuelle élection présidentielle s’éternisent, il y a suffisamment d’anomalies constatées « pour mériter une enquête sérieuse », selon Rich Higgins, ancien directeur de la planification stratégique au Conseil national de sécurité (NSC).

Parmi les préoccupations entourant l’élection, on trouve « les anomalies de Twitter, les votes qui apparaissent au milieu de la nuit, les comptages qui se poursuivent à l’infini », a déclaré M. Higgins dans une récente entrevue accordée à l’émission Crossroads (à la croisée des chemins) d’Epoch Times.

« Il y a beaucoup de preuves qui nécessitent une enquête plus approfondie », et il y a des mesures constitutionnelles en place pour le faire, a déclaré M. Higgins, les législateurs des États peuvent agir si des violations ou des irrégularités sont constatées dans le processus de vote, mais ils auront besoin de preuves pour le faire.

M. Higgins souhaite que l’administration Trump fournisse « un message plus succinct et plus cohérent » sur la situation électorale.

Plus précisément, M. Higgins souhaite que l’administration s’attaque à « la campagne de désinformation que les médias mènent depuis maintenant un an et demi en ce qui concerne l’élection ».

« De toutes les choses qui m’ont choqué le plus ces derniers jours, c’est l’incessant basculement des médias à travers […] la fourniture de récits d’une part, et ensuite la distribution sélective d’informations d’autre part. […] Ils ne font pas que vous mentir, ils vous cachent aussi des informations. C’est vraiment dégoûtant », a déclaré M. Higgins.

M. Higgins a mis en garde contre l’État profond

M. Higgins a été licencié du NSC en 2017 pour avoir publié une note (texte publié par le magazine Foreign Policy) qui mettait en garde contre une opération de guerre politique lancée par des bureaucrates enracinés dans la communauté du renseignement américain.

« L’administration Trump souffre de campagnes d’information flétrissantes destinées à saper d’abord, puis à délégitimer et enfin à destituer le président », a écrit M. Higgins dans sa note destinée à un usage interne uniquement. Il espère que cette note « aidera le président et permettra de comprendre ce qui lui est arrivé dans un contexte plus large ».

M. Higgins a averti dans sa note que ces campagnes ne sont pas « des luttes internes partisanes normales à Washington et des relations médiatiques conflictuelles […] mais plutôt une guerre politique à un niveau sans précédent qui est ouvertement engagée dans le ciblage direct d’un président en place par la manipulation du cycle de l’information ».

M. Higgins a expliqué dans l’entrevue avec Epoch Times que par « guerre politique », il entendait le sens maoïste du terme.

La guerre politique est une composante du concept d’insurrection maoïste. « Les méthodologies maoïstes emploient des actions violentes et non violentes synchronisées qui se concentrent sur la mobilisation des individus et des groupes pour agir. Cette approche envisage l’utilisation directe des arts et tactiques opérationnels non violents comme éléments de la puissance de combat », a écrit M. Higgins dans la note.

La situation politique intérieure des États-Unis est entièrement influencée par la situation stratégique chinoise, a déclaré M. Higgins, ajoutant que la stratégie de la Chine derrière son initiative La ceinture et la route « n’est rien de moins que l’unification de la masse terrestre eurasienne sous un empire économique contrôlé par la Chine ». La Chine a beaucoup d’alliés aux États-Unis, à Wall Street et dans les entreprises américaines.

Cette guerre politique a conduit à la croissance de la gauche à l’intérieur des États-Unis, qui a même infiltré la Central Intelligence Agency (CIA), le Federal Bureau of Investigation (FBI), le ministère de la Justice, des institutions qui « dans le passé auraient été des citadelles de l’Ouest, des citadelles de la civilisation occidentale », et personne ne s’attendrait à avoir des sympathisants communistes en leur sein, a dit M. Higgins.

M. Higgins appelle « État profond » (deep state) la bureaucratie non élue qui se sert elle-même et n’est pas redevable au peuple américain. Cependant, il n’attribue pas un tel comportement à tout le monde au sein de la bureaucratie. Il y a des milliers et des milliers de patriotes dans la bureaucratie qui sont aussi frustrés que le public américain avec l’opposition de gauche et leur pensée et leurs décisions politiquement correctes, a dit M. Higgins.

La transition du pouvoir à Donald Trump

Le candidat républicain à la présidence Donald Trump s’adresse à ses supporteurs à la James A. Rhodes Arena le 22 août 2016 à Akron, Ohio. (Angelo Merendino/Getty Images)

M. Higgins a passé 20 ans à travailler dans la bureaucratie, mais la transition du pouvoir après les élections de 2016 a été différente, a-t-il dit. Le récit de la collusion entre la campagne de Trump et la Russie s’est développé et a été poussé, et les républicains qui étaient actifs dans le mouvement « Jamais Trump » ont trouvé une voie dans l’administration, a dit M. Higgins.

Il est devenu évident pour M. Higgins qu’une opération était en cours et que « la communauté du renseignement y avait un rôle direct ».

« L’ampleur de l’opération était si grande […] il ne s’agissait pas de deux ou trois agents rebelles. […] Il s’agissait d’efforts entrepris à l’échelle de l’agence et de l’ensemble des agences », a déclaré M. Higgins.

« Je ne suis même pas convaincu aujourd’hui, après un an, un an et demi d’enquête par [le procureur du Connecticut John] Durham, qu’ils comprennent parfaitement tout ce qui s’est passé dans le cadre de cette enquête, parce qu’elle était si, vous savez, si vaste », a ajouté M. Higgins.

Au cours de ses 20 ans de fonction, M. Higgins s’est inquiété pour la première fois sous l’administration Bush : « J’ai vu une tentative de suspendre la réalité et de faire descendre les récits dans le cycle décisionnel au point qu’ils aient un impact sur les opérations sur le terrain – franchement, en faisant tuer des gens », a-t-il déclaré.

« Ce problème n’a fait que décupler sous l’administration Obama, où même le fait de lever la main pour exprimer un point de vue revient à se retrouver en retrait, poursuivi, investigué, étouffé », a ajouté M. Higgins.

M. Higgins a écrit le livre intitulé The Memo : Twenty Years Inside the Deep State Fighting for America First (la note : vingt ans à l’intérieur de l’État profond à se battre pour les intérêts de l’Amérique), publié en septembre.

M. Higgins a écrit ce livre dans l’intention de montrer qu’il n’est pas un théoricien de la conspiration, et comment quelqu’un au sein du système ayant une expérience unique qui « a eu des points de vue vraiment uniques au cours des 20 dernières années, pourrait devenir […] un patriote MAGA[Make America Great Again] qui choisit de prendre la pilule rouge ».

FOCUS SUR LA CHINE – La Chine réagit fortement aux élections américaines

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

RECOMMANDÉ