Le président brésilien non vacciné défend sa gestion de la pandémie

M. Bolsonaro aperçu en train de manger dans une rue de New York.
Par Li Hai
23 septembre 2021
Mis à jour: 23 septembre 2021

La science et l’histoire demanderont des comptes à tout le monde, a déclaré le président brésilien Jair Bolsonaro en défendant sa gestion de la pandémie dans un discours aux Nations unies.

Jair Bolsonaro est le premier chef d’État à s’être exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies le 21 septembre.

« Nous soutenons les efforts de vaccination. Toutefois, mon administration n’a pas cautionné un passeport pour les vaccins ou [pour prouver son état de] santé ni aucune autre obligation liée aux vaccins », a-t-il déclaré.

Près de 90 % des adultes brésiliens et 80 % de la population ont déjà reçu une dose du vaccin contre le Covid-19, a-t-il annoncé.

« Nous ne nous expliquons pas pourquoi autant de pays, ainsi qu’une grande partie des médias, ont pris position contre des mesures de traitement précoce », a déploré M. Bolsonaro. « L’histoire et la science seront certainement assez sages pour demander des comptes à tout le monde. »

Le président brésilien a ajouté que son gouvernement avait encouragé les mesures de traitement précoce dès le début de la pandémie, et que lui-même avait subi un traitement précoce contre le Covid-19.

En juillet 2020, il publiait sur Facebook qu’il s’était remis du Covid-19, la maladie causée par le virus du PCC, et postait une photo où il tenait une boite d’hydroxychloroquine. Lors de son discours, il n’a pas manqué de critiquer les mesures de confinement et d’isolement, estimant qu’elles « ont contribué à l’inflation, notamment sur les denrées alimentaires partout dans le monde ».

« J’ai toujours défendu l’idée que nous devions combattre le virus et le chômage en même temps et avec le même sens des responsabilités », a poursuivi le président en annonçant que le Brésil a créé près de 1,8 million de nouveaux emplois au cours des 7 premiers mois de cette année.

Dans son discours, M. Bolsonaro a également souligné l’importance de la famille, la liberté, la religion et la liberté d’expression.

« Nous pensons que la famille nucléaire traditionnelle est le fondement même de la civilisation », a-t-il expliqué. « Et la liberté des êtres humains ne se complète qu’avec la liberté de culte et la liberté d’expression. »

« Aujourd’hui, le Brésil est une des meilleures destinations pour les investissements dans le monde. Et c’est ici, à cette assemblée générale, que nous envisageons un monde avec plus de liberté, plus de démocratie, plus de prospérité et de paix. »

M. Bolsonaro est le seul chef d’État du G20 non vacciné. Le 20 septembre, lorsque le Premier ministre britannique Boris Johnson lui a demandé s’il était vacciné, il a répondu : « Non. Pas encore. »

Le 17 août, le maire de New York, Bill de Blasio, a rendu obligatoire la vaccination contre le Covid-19. Les personnes doivent présenter une preuve de vaccination contre le Covid-19 pour les activités intérieures, telles que la restauration, le fitness et les loisirs.

Or, M. Bolsonaro a été aperçu en train de manger une pizza dans une rue de New York le 19 septembre avec ses ministres.

« Dîner de luxe à New York », a écrit un des ministres, Luiz Ramos, sur Twitter en portugais.

Le siège de l’ONU à New York est considéré comme un territoire international et n’est pas soumis aux lois américaines. La semaine dernière, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, expliquait à Reuters que le Secrétariat de l’ONU « ne peut pas dire à un chef d’État qui n’est pas vacciné qu’il ne peut pas entrer aux Nations unies ».

Le 1er juin, les Nations unies ont mis en place un « système d’honneur » par rapport à la vaccination. Lorsqu’un diplomate de haut rang passe sa carte d’identification de l’ONU à l’entrée de l’Assemblée générale, cela équivaut à une déclaration selon laquelle il est entièrement vacciné.

M. De Blasio a critiqué M. Bolsonaro lors d’une conférence de presse le 20 septembre.

« Nous devons envoyer un message à tous les dirigeants du monde, notamment à M. Bolsonaro du Brésil, pour leur dire que si vous avez l’intention de venir ici, vous devez être vacciné », a déclaré M. de Blasio.

« Si vous ne voulez pas être vaccinés, ne vous donnez pas la peine de venir. »

La semaine dernière, M. de Blasio a annoncé que la ville fournirait gratuitement des doses uniques de vaccin Johnson & Johnson sur un site à l’extérieur du siège de l’ONU pendant les réunions mondiales.

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