Trump s’oppose à la répression chinoise en défendant le célèbre avocat chinois Gao Zhisheng

Par Nathan Su
14 août 2019 Mis à jour: 14 août 2019

SANTA CLARA, Californie – Lors d’une conférence de presse le 11 août, l’épouse de l’avocat Gao Zhisheng a présenté une lettre du président Donald Trump affirmant son engagement « à s’opposer aux forces de répression et de radicalisme ». Gao Zhisheng est un célèbre militant des droits de l’homme en Chine et est disparu depuis le 12 août 2017.

La famille du défendeur des droits de la personne Gao et les organisations internationales de défense des droits humains pensent qu’il a été arrêté et emprisonné par le gouvernement chinois. Sa famille n’a pas pu le contacter depuis sa disparition.

La lettre du président a été écrite en réponse à celle de la Chinese Christian Fellowship of Righteousness (CCFOR). La CCFOR est une organisation basée à San Francisco, formée par un groupe de chrétiens d’origine chinoise pour aider les chrétiens persécutés en Chine.

Gao Zhisheng, un chrétien dévoué, a critiqué ouvertement les violations des droits de l’homme commises par le gouvernement chinois et a représenté des membres chrétiens sous-terrains, des membres de la discipline spirituelle Falun Gong et des personnes dépossédées par le gouvernement chinois.

He Geng (L), Li Aijie (2e L) et le révérend Liu à la conférence de presse du 11 août 2019. (Nathan Su/Epoch Times)

Les églises chrétiennes de maison en Chine sont persécutées par le régime chinois depuis plusieurs décennies.

Le Falun Gong, aussi connu sous le nom de Falun Dafa, est une pratique de méditation ancrée dans la culture chinoise ancienne, mais interdite par le gouvernement chinois depuis juillet 1999.

Le développement économique rapide de la Chine sous l’impulsion du régime actuel a entraîné la relocalisation d’une énorme population d’agriculteurs loin de leurs terres d’origine, et le processus s’est souvent déroulé sans protection adéquate des droits et intérêts des agriculteurs.

L’avocat Gao a été salué par les organisations internationales de défense des droits de l’homme comme étant « la conscience de la Chine » et « le Mahatma Gandhi et Nelson Mandela de Chine ».

La lettre de M. Trump, datée du 24 juillet 2019, a été écrite à l’approche du deuxième anniversaire de la disparition de l’avocat Gao. La lettre a été envoyée au révérend père Jonathan Liu, de la CCFOR, signataire de la lettre originale à la Maison-Blanche.

Dans sa lettre, M. Trump a déclaré : « En tant que président, je m’engage à promouvoir la liberté dans le monde entier et je m’efforcerai de m’opposer aux forces de répression et au radicalisme. »

Le 10 décembre 2018, la CCFOR avait envoyé une lettre à la Maison-Blanche demandant au président Trump d’ « exhorter le gouvernement chinois à libérer Gao Zhisheng afin qu’il puisse être réuni avec sa famille aux États-Unis ».

Donald Trump a déclaré dans sa lettre : « Nous nous tenons – comme nous l’avons toujours fait – aux côtés des victimes d’abus commis par les régimes autoritaires, de terrorisme et de génocide. Nous sommes alliés à ceux qui luttent pour la liberté, la justice et la primauté du droit. »

He Geng (à gauche) et le Révérend Liu tiennent une lettre imprimée du président Trump lors d’une conférence de presse le 11 août 2019. (Nathan Su/Epoch Times)

La lettre disait aussi : « Nous promouvons des institutions démocratiques qui respectent les droits de l’homme dans le monde entier car nous savons qu’elles renforcent la stabilité et la sécurité et qu’elles exploitent au mieux les capacités de leurs citoyens. »

Lors de la conférence de presse, He Geng, l’épouse de Gao Zhisheng, a déclaré que sa fille et son fils ne savent pas ce à quoi a l’air leur père depuis plus de 10 ans. Elle espérait que son époux Gao puisse être libéré et rentrer aux États-Unis pour assister au mariage de sa fille et à l’obtention du diplôme d’études secondaires de son fils.

He Geng et ses deux enfants ont fui la Chine avec l’aide de groupes religieux qui opèrent dans la clandestinité en janvier 2009 et sont arrivés aux États-Unis en tant que réfugiés politiques. Ils ont résidé à Cupertino, en Californie.

He Geng a mentionné lors de la conférence de presse qu’elle s’était récemment rendue à Hong Kong et avait participé à la manifestation contre l’extradition le 1er juillet, à laquelle se sont joints des centaines de milliers de personnes à Hong Kong.

Dans la lettre de la CCFOR, le père Liu a déclaré que « M. Gao avait subi des tortures inimaginables, des persécutions et toutes sortes de souffrances pendant plus de 10 ans ».

Gao Zhisheng a été détenu, arrêté, emprisonné, assigné à résidence et a été déclaré « disparu » à plusieurs reprises par le régime communiste chinois depuis 2006.

Des groupes internationaux de défense des droits de l’homme et des médias ont rapporté que Gao Zhisheng a subi des tortures brutales de la part des responsables de la sécurité du régime chinois, dont trois ans à l’isolement dans une pièce sans lumière.

En 2001, Gao Zhisheng avait été reconnu par le ministère chinois de la Justice comme l’un des 10 meilleurs avocats du pays pour son travail de défense des victimes de faute professionnelle médicale et des propriétaires fonciers dépossédés.

Cependant, en 2005, Me Gao a envoyé une lettre ouverte aux dirigeants de Pékin exposant la torture et les traitements inhumains infligés par le régime aux pratiquants du Falun Gong. Après cela, M. Gao et sa famille ont été placés sous surveillance policière 24 heures sur 24.

En novembre 2005, Gao Zhisheng a rédigé une deuxième lettre ouverte sur les affaires de Falun Gong. Aussitôt, les activités du cabinet juridique de Gao ont été suspendues. M. Gao a été arrêté et condamné à trois ans de prison en septembre 2006.

Après avoir été libéré de prison, M. Gao a poursuivi son travail sur la liberté religieuse et les droits de l’homme en Chine. Il a publié les livres Unwavering Convictions [NDT : conviction inébranlables] et 2016 Human Rights Report for China [NDT : Rapport sur les droits de l’homme en Chine 2016] et a rédigé une constitution pour une future Chine.

En outre, Li Aijie, l’épouse de Zhang Haitao, a assisté à la conférence de presse de dimanche. Zhang était un dissident politique en Chine qui critiquait ouvertement la persécution des Ouïghours par le gouvernement chinois dans la province du Xinjiang. Zhang Haitao a été condamné à 19 ans de prison en janvier 2016.

Son épouse Li a dit qu’elle avait reçu une aide financière de 8 000 yuans (1 017 €[sur la base du taux de change actuel]) de Gao Zhisheng après que son mari eut été condamné à la prison. Elle a appris plus tard que l’argent devait à l’origine être utilisé pour que M. Gao puisse voir des dentistes.

M. Gao a perdu la plupart de ses dents à l’âge de 53 ans et souffrirait d’autres problèmes médicaux à la suite d’années d’abus physiques et psychologiques.

Lors de la conférence de presse, le révérend père Liu a exhorté le gouvernement chinois à libérer Gao Zhisheng, à le laisser rejoindre sa famille aux États-Unis et à recevoir des traitements médicaux.

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