Des prisonniers fabriquent 8000 masques par jour dans 10 prisons françaises

Par Nathalie Dieul
22 mai 2020
Mis à jour: 22 mai 2020

Les ateliers de couture des prisons françaises ont fermé au début du confinement, avant de rouvrir quelques jours plus tard avec une nouvelle mission et un nouveau réaménagement permettant de respecter les mesures barrières. Environ 8 000 masques de tissu réutilisables sont maintenant fabriqués chaque jour dans une dizaine de prisons françaises.

« On a vraiment le sentiment d’être utile pour la société », explique Cyril, un des prisonniers chargé du contrôle qualité, en entrevue au Parisien. « On se dit que ça peut sauver des vies », ajoute son collègue Jean-François.

Certains de ces ateliers de couture fabriquaient des pantalons pour les surveillants pénitentiaires, comme la prison de Moulins dans l’Allier, alors que d’autres comme le centre de détention de Joux-la-Ville, dans l’Yonne, étaient dédiés à la production de produits d’hygiène écologiques.

Ailleurs, il a fallu former spécialement des détenus pour la nouvelle tâche. Ainsi, les 12 opératrices de Marseille, qui n’avaient jamais touché à une machine à coudre, « ont pu être opérationnelles en deux semaines », explique Albin Heuman, le directeur de l’agence TIG.

Selon La Montagne, les prisonniers volontaires « sont fiers de participer à l’effort national », assure la lieutenant Séverine Salignat, adjointe à la cheffe de détention à la prison de Moulin.

Les opérateurs sont rémunérés pour les masques qu’ils cousent à 100 % dans les prisons françaises. À Joux-la-Ville, ils reçoivent 5 euros de l’heure, alors qu’à Moulin, ils sont payés à la tâche, soit entre 300 et 700 euros par mois pour 5 heures de travail quotidien, du lundi au vendredi.

Cependant, la rémunération n’est pas le seul incitatif pour les volontaires : « On n’en pouvait plus de rester en cellule. Au moins, ça nous occupe », se réjouit un des 19 prisonniers de Joux-la-Ville retenus pour effectuer ce travail, sur les 35 qui opéraient les machines à coudre avant la pandémie.

La fabrication de masques dans les établissements pénitentiers devrait continuer au moins jusqu’à la fin 2020.

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