Privé de visites depuis 18 mois, un colonel à la retraite meurt subitement dans une prison en Chine

Par Dorothy Li
21 avril 2021
Mis à jour: 21 avril 2021

Un colonel à la retraite à qui l’on avait refusé tout droit de visite pendant un an et demi est décédé subitement alors qu’il purgeait une peine de sept ans et demi de prison pour avoir défendu sa croyance dans le Falun Gong. Cette discipline traditionnelle du corps et de l’esprit est persécutée par le régime communiste chinois depuis 1999.

Selon un rapport publié sur Minghui.org, la famille de Gong Piqi a été informée le 12 avril qu’il était décédé peu après avoir été emmené à l’hôpital pour réanimation.

Privée de visites depuis 18 mois, la famille affligée ne savait pas grand-chose des expériences récentes de M. Gong ni de son état de santé. Les médecins et les autorités pénitentiaires ont également rejeté la demande insistante de la famille de voir le corps de M. Gong. Seuls le frère aîné et le neveu de Gong Piqi ont été autorisés à lui faire leurs adieux, à condition qu’ils ne prennent aucune photo et ne fassent aucun enregistrement.

Gong Piqi, qui vivait dans la ville de Qingdao, dans la province du Shandong, a été arrêté avec sa femme le 16 octobre 2017. La police a fait irruption chez eux et a pris la somme de 16 620 € en espèces ainsi qu’un ordinateur et d’autres effets personnels, selon un rapport antérieur du 31 août 2018.

Gong Piqi a été condamné le 20 juillet 2018 et purgeait sa peine d’emprisonnement dans la prison de la province du Shandong. Les dossiers révèlent que la prison est réputée pour sa torture des pratiquants de Falun Gong afin de les forcer à renoncer à leurs croyances.

Le colonel à la retraite Gong Piqi (Minghui.org)

La tête de M. Gong était blessée et enflée, et il avait du sang dans les oreilles, selon son frère. Les autorités pénitentiaires ont indiqué que M. Gong n’avait pas respecté son traitement contre l’hypertension, ce qui a provoqué un AVC mortel.

La famille de Gong Piqi a eu des doutes quant à l’hypertension artérielle de M. Gong et s’est demandée pourquoi les autorités pénitentiaires ne l’ont pas informée de l’état de santé de Gong et ne lui ont pas accordé de libération conditionnelle pour le traitement de l’hypertension artérielle à long terme.

Dans la vidéo de surveillance de la prison, montrée à la famille, M. Gong était malade dans la soirée. Plus tard, un médecin de la prison est venu vérifier la tension artérielle de M. Gong et est reparti sans lui donner de traitement.

Le rapport de la prison mentionne que vers 20 h 32, M. Gong est tombé par terre et ne pouvait plus bouger, mais l’ambulance n’est arrivée qu’à 21 h.

22 ans de persécution

La membres de la famille de M. Gong ont parlé de la détresse et de la douleur qu’ils ont subies au cours des deux dernières décennies.

« J’ai grandi dans la peur », a déclaré la fille de Gong Piqi lors d’un rassemblement à San Francisco lorsque M. Gong a été arrêté en 2017.

La fille de Gong Piqi a pris la parole lors d’un rassemblement à San Francisco, en Californie, le 26 octobre 2017 (Minghui.org).

« En mai 2015, il a été torturé et ses cheveux sont devenus gris. Il ne pouvait pas marcher tout seul, et ses organes internes étaient endommagés par les coups », a-t-elle rappelé à propos de l’époque où son père était incarcéré dans un centre de lavage de cerveau.

« De nombreuses personnes innocentes, même si elles ne pratiquent pas le Falun Gong, ont été blessées par la politique de persécution. Je me souviens encore que les collègues de travail de ma mère et son employeur ont également été harcelés. Ses supérieurs hiérarchiques ont dû payer des amendes », a-t-elle déclaré.

Officiellement lancée le 20 juillet 1999, la persécution brutale et sans précédent du Falun Gong a entraîné des centaines de milliers d’arrestations, des disparitions et la mort documentée de plus de 4 500 pratiquants de Falun Gong – bien que l’on craigne que ce nombre soit beaucoup plus élevé.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une pratique méditative et spirituelle ancestrale qui consiste en des exercices de méditation simples et lents et en des enseignements fondés sur les principes de Vérité, de Compassion et de Tolérance. La pratique a gagné en popularité dans les années 1990, avec 70 à 100 millions de pratiquants en Chine à la fin de la décennie, selon les estimations officielles de l’époque.

Se sentant menacé par sa popularité, le Parti communiste chinois (PCC) a lancé une campagne d’élimination systématique de la pratique en juillet 1999. Depuis lors, des millions de personnes ont été détenues dans des prisons, des camps de travail et d’autres installations, et des centaines de milliers ont été torturées pendant leur incarcération, selon le Falun Dafa Information Center.

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