Procès de Salah Abdeslam : « On m’a demandé de venir, je suis venu. Mais je ne répondrai pas aux questions. »

5 février 2018
Mis à jour: 11 juillet 2019

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, a quitté la prison de Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne, ce lundi 5 février au matin pour être transféré en Belgique où il est jugé.

« Il n’est plus à Fleury-Mérogis », a indiqué à l’AFP cette source, sans précision sur l’heure du départ et la suite du trajet vers la Belgique.

Un convoi de véhicules de gendarmes d’élite du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) a quitté la prison entre 3H30 et 4H00, ont constaté des journalistes de l’AFP, sans qu’il soit possible d’identifier les passagers.

Dans la nuit glaciale, un premier groupe de trois voitures encadré par des motards est sorti de cette prison de l’Essonne peu avant 3H30, avant un second groupe une vingtaine de minutes plus tard. Un peu après 4H00, trois autres véhicules ont quitté Fleury sans escorte.

Comparution publique pour une fusillade en 2016 en Belgique

Salah Abdeslam comparaît pour la première fois publiquement lundi à Bruxelles, pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers à la fin de sa cavale en mars 2016 dans la capitale belge.

Un dispositif hors norme a été mis en place autour du palais de justice de Bruxelles. Afin d’éviter le suicide de Salah Abdeslam, son évasion ou bien une attaque terroriste, 200 policiers et militaires ont été déplacés, ainsi que des véhicules blindés et des hélicoptères.

Ce procès en correctionnelle, qui se tient du 5 au 10 février, n’est qu’un préambule à celui qui aura lieu en France pour les attentats qui y ont fait 130 morts. Mais il est très attendu pour savoir si le petit délinquant devenu « ennemi public numéro un » sortira du mutisme qu’il observe face aux enquêteurs français. « Je refuse de répondre aux questions », a déclaré Salah Abdeslam.

I.M. avec AFP

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