Professeur décapité : pour le général Dubois, « ce n’est pas la République qui est attaquée, ce sont la France et les Français »

Par Séraphin Parmentier
17 octobre 2020
Mis à jour: 17 octobre 2020

Au lendemain de la mort de Samuel Paty, assassiné avec barbarie par un islamiste russe d’origine tchétchène qui lui reprochait d’avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, le général Roland Dubois a fustigé l’impuissance du président de la République à protéger les Français.

Quelques semaines après l’attaque à la feuille de boucher perpétrée par un réfugié pakistanais contre deux journalistes de l’agence Premières Lignes qui fumaient une cigarette devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, un nouvel attentat islamiste particulièrement barbare a ensanglanté le pays.

Le vendredi 16 octobre, Samuel Paty, un professeur de 47 ans qui enseignait l’histoire et la géographie au collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été décapité par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d’origine tchétchène de 18 ans qui lui reprochait d’avoir montré des caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours d’éducation civique consacré à la liberté d’expression ayant eu lieu le 5 octobre.

Au lendemain de l’assassinat sauvage de Samuel Paty, le général (2s) Roland Dubois a réagi à ce nouvel acte de barbarie à travers un billet publié sur le site Volontaires pour la France (VPF) – un collectif né en 2015 qui souhaite « défendre l’identité nationale »« lutter contre l’islamisation du pays » et « dénoncer la confiscation du pouvoir populaire par des groupes de pressions internationaux ».

« Un professeur décapité en pleine rue, en plein jour, devant son école, encore par un musulman qui n’avait rien à faire chez nous, apparemment au motif d’avoir, par son enseignement, offensé le prophète. Une horreur de plus. Et qu’entend-on ? C’est la République qui est attaquée. C’est le mantra habituel auquel on attribue semble-t-il une vertu salvatrice. Une fois de plus l’incantation remplace l’action. Je n’en peux plus d’entendre parler de la République à tout bout de champ », écrit le haut gradé.

« La République n’est pas la France. Et la France ne s’identifie pas à la République. La république n’est qu’un système de gouvernance, dans le principe ni mieux ni pire qu’un autre, dont l’aura s’est éteinte chez nous depuis qu’elle démontre son impuissance à protéger les Français. La France est trahie par la république », ajoute-t-il.

« Les Français n’attendent pas que l’on vienne leur tenir la main et pleurer avec eux »

« Ce n’est pas la République qui est attaquée, ce sont la France et les Français. Mais nos dirigeants réagissent c’est vrai ; comme d’habitude ; en s’agitant ; en parlant. M. Macron, qui aime bien les phrases célèbres empruntées aux autres sans les citer, nous a gratifiés d’un ‘ils ne passeront pas’. Mais ils sont déjà là, monsieur le président ! » poursuit le général Dubois.

« Les Français n’attendent pas que l’on vienne leur tenir la main et pleurer avec eux. Ils attendent d’un chef qu’il commande et les protège. Mais on va sans doute une fois de plus se limiter à ce qu’on sait faire de mieux : ouvrir des plateaux télé interminables où le cortège habituel des commentateurs prudes va à l’avance s’effrayer que l’on puisse associer l’islam et les islamistes, on va organiser des cérémonies, des marches blanches, ouvrir des cellules psy, un numéro vert. Et pendant ce temps-là l’invasion continuera comme avant », conclut l’ancien officier.

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