Project Veritas infiltre Antifa et révèle une formation organisée aux actions violentes

Par Petr Svab
6 juin 2020
Mis à jour: 6 juin 2020

Certaines parties au moins du mouvement anarchie-communiste Antifa sont très organisées, notamment les procédures d’initiation, les protocoles de sécurité et les « conférences » sur les actions violentes, selon un journaliste infiltré dans l’une des cellules d’Antifa pour le compte de Project Veritas, une organisation de journalisme d’investigation à but non lucratif.

Le journaliste, qui est resté caché devant la caméra et n’a pas révélé son nom, a parlé de son expérience et des informations qu’il a recueillies dans une vidéo Project Veritas publiée le 4 juin.

Cette vidéo arrive à un moment où les manifestations qui ont lieu dans tout le pays pour protester contre l’assassinat de George Floyd par la police ont souvent tourné à la violence. Des responsables des deux camps politiques ont déclaré que des groupes extérieurs ont exploité ces récents événements pour faire avancer leurs propres objectifs. Les cellules antifa, en particulier, ont été désignées parmi les principaux responsables des incitations à la violence.

Le journaliste a déclaré avoir rejoint la cellule Antifa à Portland, dans l’Oregon, en juillet d’une année que Project Veritas n’a pas divulguée.

« Selon le contexte, si j’étais pris ou découvert dans un endroit où je me trouvais avec eux, la situation aurait pu dégénérer et entraîner des violences à mon encontre », a-t-il déclaré.

Il avait quitté l’organisation « il y a quelque temps », selon Project Veritas.

Le journaliste a décrit les étapes de son initiation ; il a été contacté par une plateforme de messagerie électronique sécurisée et invité à se rendre à un endroit désigné en portant un T-shirt blanc et en tenant une bouteille d’eau.

Il a ensuite été récupéré et emmené dans un autre lieu pour un « entretien ».

Les « futurs membres » doivent d’abord assister à des « conférences obligatoires » sur les tactiques antifa, a-t-il expliqué.

Les conférences ont eu lieu dans une librairie avant ses heures d’ouverture. Les participants devaient laisser leur téléphone portable dans les toilettes du magasin, équipées d’un ventilateur permettant d’étouffer tout bruit en provenance de l’extérieur.

Plusieurs personnes ont donné des conférences pour expliquer comment mener des actions violentes en toute discrétion et comment en minimiser les risques.

« Ne soyez pas ce type malveillant aux poings américains qui se fait prendre en photo », explique l’un des conférenciers dans la vidéo publiée par Project Veritas.

La preuve évidente d’une intention violente pourrait être utilisée par les forces de l’ordre à leur encontre, a-t-il suggéré.

« La police va réagir comme suit : ‘Parfait, on peut les poursuivre, regardez comme ils sont violents.’ Et ce n’est pas que nous ne le sommes pas, mais nous devons le cacher », a-t-il déclaré.

Le conférencier a apparemment donné des instructions aux candidats pour qu’ils infligent de graves blessures à leurs adversaires.

« Pratiquez des choses comme un gouge à l’œil. Il faut très peu de pression pour blesser les yeux de quelqu’un », a-t-il ajouté.

« L’objectif n’est pas de se battre, mais de faire du mal », dit-il.

« Pensez à détruire votre ennemi. Ce n’est pas comme donner un super coup de la main droite, à l’œil droit, puis à l’œil gauche, vous savez. Ce n’est pas de la boxe, ce n’est pas du kickboxing, c’est plutôt détruire votre ennemi », a-t-il déclaré.

Le journaliste a déclaré qu’il avait quasiment réussi « à devenir un membre à part entière ».

Il a expliqué que la cellule de Portland, appelée Rose City Antifa (RCA), « semblait beaucoup plus structurée, comme une société ou une entreprise, j’ai eu l’impression qu’il y avait une sorte de financement extérieur, d’influence ou de ressources utilisées ».

Les membres d’Antifa « n’hésitent pas à répliquer ou à recourir à la violence », a déclaré le journaliste.

Mais l’approche est planifiée à l’avance.

« Dans nos classes et dans nos réunions, avant de faire une quelconque manifestation ou Black Bloc, nous parlons en détail des armes, de ce que nous allons porter et de ce que nous devrions avoir », dit-il.

Le « Black Block » est un type d’opération où tous les membres sont habillés de la même façon et masqués « pour former un groupe uniforme et faire en sorte que personne ne puisse être identifié au cours d’un acte criminel », a-t-il déclaré.

Une capture d’écran d’un exposé de Project Veritas sur Antifa. (Project Veritas/YouTube)

« Le but ultime est d’aller sur le terrain et de commettre des actes dangereux dans les meilleures conditions possible, en toute sécurité », a déclaré un autre conférencier, filmé dans la vidéo.

Sur un écran de projection situé à côté de lui, on a pu voir ce qui semblait être une diapositive tirée d’une présentation. Il y était question de « Buddying Up », un concept où chaque membre est accompagné d’un « buddy » ou ami pendant l’action.

« Gardez un œil sur l’état émotionnel de votre ami, et essayez de le calmer / le réconforter si nécessaire », explique la diapositive, complétée par d’autres instructions.

Les membres sont invités à transmettre des informations à la « personne de soutien juridique » lorsque leur ami est arrêté ; ils doivent également aider à « combattre un adversaire, appeler une ambulance, trouver un secouriste ou demander à une personne munie d’un appareil photo d’enregistrer la situation » lorsque « leur ami est blessé », et aussi « partir avec leur ami quand il veut partir, pour quelque raison que ce soit ».

« Ils recevaient ce savoir-faire de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui avait beaucoup plus d’expérience, quelqu’un qui faisait cela pour gagner sa vie », a déclaré le journaliste.

Selon lui, la cellule a maintenu une connexion avec le réseau Antifa de l’étranger lorsque le fondateur de RCA (Rose City Antifa) s’est installé en Suède. Le journal Epoch Times n’a pas été en mesure de vérifier le rôle de cette personne dans la création de cette cellule.

Lors d’une conférence de presse tenue le 30 mai, le procureur général William Barr a déclaré que les récentes violences semblent être « planifiées, organisées et conduites par des groupes d’extrême gauche et des groupes anarchiques utilisant des tactiques de type Antifa ».

Bernard Kerik, ancien commissaire de police de la ville de New York, a déclaré qu’Antifa « exploitait ces manifestations à 100 % », en précisant que plusieurs de leurs sites web contrôlent et déterminent où les manifestations démarrent.

« C’est dans 40 États différents et 60 villes ; il serait impossible pour quelqu’un d’autre qu’Antifa de financer cela », a-t-il déclaré au journal Epoch Times. « C’est une tentative de révolution radicale, de gauche et socialiste. »

Selon John Miller, le commissaire adjoint de la police de New York chargé du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, ces groupes radicaux extérieurs ont mobilisé des éclaireurs, des médecins, des approvisionnement en pierres, bouteilles et accélérateurs « pour que des groupes extrémistes commettent des actes de vandalisme et de violence ». Ces groupes ont planifié la violence à l’avance, en utilisant des communications cryptées, a-t-il expliqué.

Trevor Loudon, expert en communisme, a déclaré au journal Epoch Times qu’Antifa n’est qu’une des composantes du tableau, faisant remarquer que « chaque parti communiste ou socialiste important des États-Unis participe à ces manifestations ou émeutes depuis le début ».

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