Pyrénées-Orientales: 46 chiens et chiots Husky retrouvés dans des conditions déplorables

Par Léonard Plantain
15 février 2020
Mis à jour: 16 février 2020

Jeudi 13 février, la gendarmerie des Pyrénées-Orientales a informé sur sa page Facebook avoir retrouvé 46 chiens et chiots de race Husky hébergés dans des « conditions déplorables » sur un site de la commune de Le Soler.

Cette découverte sordide a commencé avec une enquête menée le 22 janvier. Informés sur des potentiels faits de négligence envers des chiens sur la commune de LE SOLER (66), les militaires de la brigade de gendarmerie locale ont diligenté une enquête, sous la direction du Parquet.

Sur place, les gendarmes constatent « des conditions déplorables de détention des animaux et découvrent un acte de maltraitance par négligence ».

En effet, les chiens husky sont « élevés sur un terrain inadapté et inondable ».

« Des détritus jonchent le sol. Les animaux sont hébergés dans des boxes grillagés sans toiture. Le sol est inondé. Il n’y a aucune gamelle d’aliments. En revanche, les gamelles d’eau sont souillées par la boue. »

D’après la gendarmerie, le site n’avait pu faire l’objet d’aucune inspection par le service compétent de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), car l’exploitation n’était tout simplement pas déclarée ni au titre de l’activité d’élevage ni au titre des Installations classées au titre de la protection de l’environnement (ICPE).

En plus de l’extérieur déplorable, d’autres chiens et un nombre important de chiots en bas âge sont également découverts au domicile du propriétaire. Au total, ce sont 46 chiens qui ont été découverts.

Attestant de l’état des animaux et des très mauvaises conditions de leur détention, les gendarmes, sur autorisation du parquet et en collaboration avec les services vétérinaires de la DDPP , des associations et la société protectrices des animaux (SPA), ont pu trouver une solution temporaire d’accueil en refuge pour ces animaux.

D’après les gendarmes, les 46 chiens ont tous été « pris en charge par la SPA ».

Informé de la gravité de la situation, la SPA s’est également constituée partie civile. La gendarmerie a ensuite informé que le propriétaire du site aura à répondre de ses actes prochainement devant la justice.

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