Pyrénées-Orientales : autorisée à emménager dans un Ehpad avec sa chienne, une pensionnaire fait part de son bonheur

Par Séraphin Parmentier
4 mars 2020
Mis à jour: 4 mars 2020

Contrainte de quitter son logement à cause d’une maladie invalidante, une septuagénaire ne voulait pas se séparer de sa chienne et a tout fait pour trouver un établissement qui accepte de l’accueillir.

Agée de 75 ans, Annie Maigrot a dû quitter son appartement de Prats-de-Mollo pour emménager dans l’Ehpad d’Arles-sur-Tech. Touchée par une maladie invalidante, elle ne voulait toutefois pas se séparer de Fifille, sa chienne de 4 ans.

Si les premiers établissements médicalisés qu’elle a contactés ont refusé de l’accueillir avec l’animal, Annie Maigrot a fini par obtenir l’accord de l’Ehpad d’Arles-sur-Tech.

« De toute façon, je ne l’aurais pas laissée, il aurait fallu m’emmener de force ! », a expliqué la septuagénaire aux journalistes de France 3.

La décision de la maison de retraite d’Arles-sur-Tech a donc fait le bonheur de la vieille dame et de son animal de compagnie. « Depuis, nous coulons des jours heureux avec les pensionnaires », confie Mme Maigrot.

Une nouvelle mascotte pour l’établissement

L’Ehpad accueillait déjà trois chats depuis plusieurs années et la direction de l’établissement n’a pas hésité longtemps avant de donner son accord à Mme Maigrot.

« Rapidement, nous avons vu le bénéfice de la présence des animaux, qui apaisent. La présence d’un animal déclenche par exemple la sécrétion d’une hormone, l’ocytocine, qui participe au bien-être de nos résidents », souligne un membre du personnel de la maison de retraite.

« Les yeux s’illuminent dès qu’ils voient Fifille, les gestes arrivent pour les caresses, les câlins, c’est une petite mascotte », abonde une autre employée de l’établissement.

Si l’Ehpad héberge désormais trois chats et un chien, il ne pourra toutefois jamais accueillir autant d’animaux de compagnie que de pensionnaires, l’établissement comptant une centaine de résidents.

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