Pyrénées-Orientales: un pompier volontaire aide sa femme à accoucher en urgence à domicile

Par Léonard Plantain
3 avril 2020
Mis à jour: 3 avril 2020

Dans la nuit du jeudi 2 avril, n’ayant pas eu le temps de se rendre à l’hôpital, une femme a donné naissance à un petit garçon sur son canapé, aidée de son mari, un pompier volontaire ayant dû jouer le rôle de sage-femme.

Jeudi, et en période de confinement, Aurélie a accouché dans des circonstances particulières : chez elle à 4 heures du matin, elle perd les eaux. Son mari, Jonathan, un jeune pompier volontaire de 31 ans, analyse rapidement la situation.

« La première chose que je me suis demandé, c’est si nous avions le temps d’aller à l’hôpital », décrit-il, d’après L’Indépendant, mais la réponse est non. Prenant conscience que l’accouchement est imminent, Jonathan explique : « À 4 h 14, j’ai appelé le 18 et à 4 h 25, j’ai contacté le SAMU, afin d’avoir une assistance téléphonique. »

Au début, les secours n’ont pas réalisé qu’il s’agissait d’un de leur collègue, mais en voyant l’adresse, ils ont compris et ont en quelque sorte été rassurés. Jonathan était très calme, un comportement qui est essentiel dans ce genre de situation.

Au téléphone avec un médecin en attendant l’arrivé des secours, Jonathan a rassuré sa compagne et lui a indiqué de se concentrer sur sa respiration en poussant uniquement à l’arrivée d’une contraction.

« Au départ, elle était réticente, elle ne voulait pas m’écouter. Elle voulait absolument une péridurale, mais il était trop tard. On a beaucoup travaillé sur le souffle, je l’ai rassurée et, avec l’aide du médecin du Samu au téléphone, elle a finalement décidé d’arrêter de bloquer le travail », décrit Jonathan.

Finalement, grâce au travail du médecin, de la future maman et du futur papa, le petit Galdric est venu au monde, sans aucun problème, tout en étant aux côtés de ses deux parents, ainsi que son grand frère Maxence.

Ses collègues sont arrivés peu après et « ont fait preuve d’un grand professionnalisme ». Aurélie et son bébé ont été transportés à l’hôpital où ils devront rester trois à quatre jours. Jonathan, qui ne pourra pas les revoir d’ici-là à cause du confinement, a ajouté : « Bien sûr que ça fait râler, mais il faut voir le bon côté des choses. En respectant les consignes, je préserve nos enfants et ma femme. »

Si une situation similaire vous arrive un jour, surtout gardez votre calme, appelez les secours et prenez votre courage à deux mains. Cela vous fera également une histoire inspirante à raconter.

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