Quatre hommes inculpés pour avoir tenté de déboulonner une statue face à la Maison Blanche

Par Epoch Times avec AFP
28 juin 2020
Mis à jour: 28 juin 2020

Quatre hommes font l’objet de poursuites pénales pour avoir tenté de déboulonner une statue de l’ancien président Andrew Jackson située face à la Maison Blanche, dans le cadre des manifestations antiracistes qui secouent les Etats-Unis, ont annoncé samedi les autorités.

Le président Donald Trump, qui se pose en garant de « la loi et de l’ordre »  a de son côté twitté les appels lancés par la police pour identifier une quinzaine d’autres manifestants ayant participé à cette action.

Lundi soir, un groupe s’était attaqué à la statue de l’ancien président Johnson, qui a dirigé les Etats-Unis de 1865 à 1869. Ils avaient enroulé des cordes autour du monument et tenté de le mettre à terre.

Quatre identifiés

Sur la base de vidéos de la scène, quatre ont été identifiés en train de nouer ou de tirer les cordes, ou encore de passer un marteau à un autre manifestant.

Âgés de 20 à 47 ans, ils ont été inculpés vendredi de « destruction d’une propriété fédérale », une charge passible de un à dix ans de prison.

Présenté à un juge samedi

L’un d’eux a été interpellé vendredi et présenté à un juge samedi, les trois autres n’ont pas encore été appréhendés, ont précisé les services du procureur fédéral de Washington dans un communiqué.

« Ces inculpations doivent servir d’avertissement à tous ceux qui désacralisent les statues et les monuments de la capitale: votre comportement violent et criminel ne sera pas toléré », a écrit le procureur Michael R. Sherwin.

Depuis la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc le 25 mai, les Américains se sont engagés dans une relecture critique de leur Histoire.

En marge des manifestations, plusieurs statues, notamment de généraux conférés, ont été prises pour cible.

Donald Trump,  a dénoncé l’action de « vandales, anarchistes ou agitateurs » et a signé vendredi un arrêté présidentiel pour « protéger » les monuments.

Le président républicain « n’autorisera jamais que la violence contrôle nos rues, réécrive notre histoire et mette à mal le mode de vie américain », avait alors déclaré la Maison Blanche.

 

RECOMMANDÉ