Que ceux qui ne veulent pas des éoliennes « soient privés d’électricité », déclare le président de la Commission de régularisation de l’énergie

Par Emmanuelle Bourdy
11 juillet 2021
Mis à jour: 11 juillet 2021

« Que ceux qui ne veulent pas des éoliennes soient privés d’électricité », le décor a été planté sur le plateau de LCI, par Jean-François Carenco, le président de la Commission de régularisation de l’énergie. L’émission abordait le sujet des éoliennes.

Ce mercredi 7 juillet, dans l’émission PerriScope de Pascal Perri sur LCI, le président de la Commission de régularisation de l’énergie (CRE) Jean-François Carenco ne s’est pas laissé démonter par les personnes opposées à l’énergie éolienne. Après les manifestations anti-éolien qui se sont déroulées notamment à Caen (Calvados), mais aussi dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) où de gigantesques parcs éoliens doivent prochainement être implantés, Jean-François Carenco n’a pas mâché ses mots.

Celui qui se défini comme le créateur du « musée des éoliennes en mer », après avoir lancé la filière « éolienne en mer » autour de Jean-Louis Borloo, a avoué que ces manifestations de Saint-Brieuc lui faisaient « mal au cœur ». Les manifestants, dont de nombreux pêcheurs, demandent que les travaux d’implantation des éoliennes qui ont débuté au large des côtes soient stoppés.

Accepter les « désagréments » pour que « nous vivions un peu mieux » !

Sur le plateau de LCI, le président de la CRE – qui a été nommé par Emmanuel Macron pour une durée de mandat de six années – a précisé que pendant que « nos amis étrangers font des mâts à 12/13 mégawatts », la France, elle, « fait des mâts à 9 mégawatts ». Un problème qui selon lui ne vient pas des « procédures », mais de « la volonté d’un certain nombre de vivre entre-soi, sans tenir compte des besoins de notre pays ».

Il a ensuite lancé sans ambages : « Moi je suis pour que ceux qui n’en veulent pas n’aient plus d’électricité. Au moins, c’est plus simple ! » Le haut fonctionnaire a poursuivi en déclarant que « l’énergie, c’est la vie de notre société ensemble », et par conséquent, « produire de l’énergie, ça créé des désagréments c’est sûr, c’est une évidence ». Et en raison de cette « évidence », il a enchaîné : « Est-ce qu’ensemble, on accepte un certain nombre de désagréments, pour que tous ensemble nous vivions un peu mieux ? » Pour lui, le problème vient précisément de là.

Peut-être pas si écologique que ça, finalement…

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, prévoit de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2028 en France en les faisant passer à 15 000, contre 8 000 en 2019.

Nombreux sont ceux, comme c’est le cas de Stéphane Bern, qui dénoncent cette course effrénée à l’implantation d’éoliennes. Ces militants anti-éolien pointent le fait que non seulement les éoliennes détruisent le patrimoine de la France, mais qu’elles sont une aberration écologique pour différentes raisons.

Elles sont effectivement accusées d’être très bruyantes, de décimer de nombreux oiseaux migrateurs qui se prennent dans leurs pales (qui de plus ne peuvent pas être recyclées), de plus elles nécessitent des dalles de béton massives lors de leur implantation, sans compter qu’elles utilisent des matériaux provenant de Chine. Stéphane Bern, qui qualifie de « supercherie » le système éolien, a par ailleurs mentionné le fait que leur fonctionnement est effectif « sur seulement 21 % du temps en moyenne ».

Willy Schraen, conseiller municipal de Bayenghem-lès-Éperlecques, avait quant à lui dénoncé sur le plateau des Grandes Gueules en juin dernier le caractère mafieux qui entoure l’implantation d’éoliennes.

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