Quelque chose de mystérieux «cinq fois plus grand que la grande île d’Hawaï» est découvert enseveli sur la Lune

Par Epoch Times
12 juin 2019 Mis à jour: 12 juillet 2019

Les scientifiques ont découvert un matériau inconnu sur le plus grand cratère de la Lune et ne savent pas encore quoi en penser.

« Imaginez prendre un tas de métal cinq fois plus grand que la grande île d’Hawaï et que vous l’enterriez sous terre. C’est à peu près la masse inattendue que nous avons détectée », a déclaré Peter James, professeur adjoint de géophysique planétaire à l’Université Baylor, dans un communiqué publié sur Phys.org.

La mystérieuse masse de matériaux est enterrée sous le bassin Pôle Sud-Aitken, le plus grand cratère de la Lune, et pourrait provenir d’un astéroïde s’étant écrasé sur la Lune, cite le rapport de la Baylor University.

Ce cratère ne peut pas être vu de la terre car il est situé de l’autre côté de la Lune.

« Lorsque nous avons combiné ces données avec les données de topographie lunaire de la Lunar Reconnaissance Orbiter, nous avons découvert une chose inattendue d’une masse considérable, à des centaines de kilomètres de profondeur sous le bassin Pôle Sud-Aitken », a déclaré Peter James dans son communiqué. « L’une des explications à cette masse supplémentaire serait que le métal de l’astéroïde qui a formé ce cratère est toujours incrusté dans le manteau de la Lune. »

L’étude de l’Université Baylor, intitulée « Structure profonde du bassin Pôle Sud-Aitken de la Lune », est publiée dans la revue Geophysical Research Letters.

Les chercheurs ont étudié les données obtenues à partir des engins spatiaux utilisés pour la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) du programme Discovery de la NASA.

Ce graphique en fausses couleurs montre la topographie de la face cachée de la Lune. Les couleurs plus chaudes indiquent une topographie élevée et les couleurs plus bleues, une topographie basse. Le bassin du Pôle Sud-Aitken (SPA) est représenté par les nuances de bleu. Le cercle en pointillé indique l’emplacement de l’anomalie de masse sous le bassin. (Crédit: NASA / Centre de vol spatial Goddard / Université de l’Arizona)

Selon le professeur James, la substance dense, « quelle qu’elle soit, quelle que soit sa provenance », creuse le fond du cratère d’environ 1 kilomètre.

« Nous avons fait le calcul et montré qu’un noyau suffisamment dispersé de l’astéroïde qui a pu provoquer l’impact pouvait être resté suspendu sous le manteau de la Lune jusqu’à nos jours, au lieu de sombrer dans le noyau de la Lune », a déclaré Peter James.

Selon leur déclaration, il existe une autre possibilité que la grande masse soit une concentration d’oxydes denses associés au dernier stade de la solidification de l’océan de magma lunaire.

Une image de la surface lunaire montrant ses différents cratères. [NASA / GSFC / Arizona State University].
La solidification de l’océan de magma lunaire est une hypothèse qui explique l’évolution précoce des planètes telluriques, selon Science.gov. Selon le portail, l’hypothèse qui explique comment les planètes telluriques atteignent leur dynamique de planète à l’état solide à long terme est cependant mal comprise.

Le bassin Pôle Sud-Aitken

Le bassin Pôle Sud-Aitken est le plus grand et le plus ancien cratère d’impact de la Lune, selon la NASA.

Un bassin est un cratère d’impact dont le diamètre est supérieur à 300 km. Il existe 40 bassins sur la Lune, explique le site Lunar Science and Exploration. On dit que ces bassins contrôlent la géologie de la Lune.

Le bassin du Pôle Sud-Aitken est la zone la plus sombre au bas de cette image. ( Domaine public / Wikimedia )

La NASA explique que le bassin Pôle Sud-Aitken a un diamètre d’environ 2 500 km. Cela signifie qu’il s’étend sur presque le quart de la surface de la Lune.

« Les relations stratigraphiques montrent que c’est le bassin le plus ancien de la Lune, mais les scientifiques s’intéressent de près à son âge. Des échantillons lunaires suggèrent que la plupart des principaux bassins de la Lune se sont formés il y a environ 3,9 milliards d’années au cours d’une période appelée le bombardement intensif tardif », selon la NASA.

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