Qu’est-ce qui se cache derrière la nouvelle politique des 3 enfants en Chine ?

Par Yang Wei
3 juin 2021
Mis à jour: 4 juin 2021

Le Parti communiste chinois (PCC) a récemment annoncé sa décision de permettre aux couples mariés d’avoir jusqu’à trois enfants – un changement majeur par rapport à la limite précédente de deux enfants. Cette nouvelle politique est lancée alors que le taux de natalité en Chine a considérablement diminué et que le vieillissement de sa population continue d’accélérer.

Une décision aussi aberrante est sans précédent dans le monde. Quel genre de gouvernement interviendrait directement dans la planification familiale de ses citoyens ? Au cours des 5 000 ans d’histoire de la Chine, les dynasties ou les empereurs ne s’en sont jamais mêlés.

Les dirigeants du PCC prétendent être athées, mais ils agissent comme Dieu car ils veulent tout contrôler. Non seulement ils traitent les Chinois comme des esclaves, mais ils veulent aussi décider du nombre d’enfants que chaque famille peut avoir. Si le régime communiste chinois arrive à dominer le monde, il voudra bien décider du sort de chacun.

En 1980, craignant une pénurie alimentaire, l’État-parti chinois a mis en œuvre la politique de l’enfant unique pour ralentir la croissance rapide de sa population. En 2015, lorsqu’il a constaté que la population active avait diminué, il a décidé de déployer la politique des deux enfants. Maintenant que la population vieillit et que le taux de natalité réel est en baisse, Pékin a de nouveau levé les restrictions, autorisant trois enfants par couple. Cependant, le régime refuse toujours de reconnaître que la crise démographique actuelle est le résultat de sa propre ingérence.

Selon l’agence de presse officielle Xinhua, le 31 mai, lors d’une réunion de son Politburo, le Parti a décidé que la gestion du vieillissement de la population était une question « de développement économique de qualité, de sauvegarde de la sécurité nationale et de stabilité sociale ».

L’État-parti ne s’est jamais soucié du bien-être de sa population. Ses hauts responsables ont toujours été préoccupés par la stabilité du régime et par les moyens d’éviter toute menace à leur autorité personnelle. Aujourd’hui, le Parti se rend compte que le fait d’avoir trop de personnes âgées alourdira le fardeau pour la société. En même temps, la main-d’œuvre diminuera et affectera la productivité, il y aura moins de soldats à enrôler dans l’armée et les troubles sociaux seront inévitables. Naturellement, les dirigeants du Parti s’inquiètent.

Le Politburo du PCC, l’organe décisionnel suprême de la Chine, se réunit une fois par mois. Alors que la Chine est confrontée à de nombreux problèmes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ses médias d’État se sont contentés de rapporter que les responsables de haut niveau présents à la récente réunion n’ont examiné que la question du vieillissement de la population et ont décidé d’autoriser les couples à avoir un troisième enfant. Il est clair que le PCC ne se soucie pas des moyens de subsistance de sa population et ne se préoccupe que du maintien de son pouvoir.

Aussi le 31 mai, lors d’un point de presse organisé par le ministère des Affaires étrangères, son porte-parole Wang Wenbin n’a répondu à aucune question concernant la nouvelle politique des trois enfants et a préféré renvoyer la balle au soi-disant département qui en est chargé.

Le régime chinois effectue le contrôle non seulement sur les naissances de ses citoyens, mais également sur leur comportement et même sur leurs pensées à l’aide du système de surveillance électronique omniprésente – le soi disant « crédit social » – ainsi que par la diffusion des idéologies communistes et socialistes dans toute la société, notamment par le biais du système éducatif.

Le 31 mai, Qiushi (Chercher la vérité), le journal théorique officiel du Parti, a publié un article de Xi Jinping sur l’importance d’étudier l’histoire du PCC, la politique de « réforme et d’ouverture » du pays et le développement socialiste sous l’égide du Parti.

Xi Jinping a souligné que tous les membres et responsables du Parti doivent « guider la population, en particulier les jeunes, afin qu’ils comprennent pourquoi le PCC ‘est habile’, pourquoi le marxisme ‘fonctionne’, pourquoi le socialisme aux caractéristiques chinoises ‘est bon’, et qu’ils écoutent et suivent résolument le Parti ». Il a également insisté que le PCC doit « maintenir un bon contrôle sur l’éducation de la jeunesse afin que le gène rouge… soit transmis de génération en génération ».

Le Parti veut décider si une personne peut naître ou non ; et après la naissance, il veut contrôler l’esprit de cette personne, la façonnant en un « garde rouge » pour en faire son instrument. Aux yeux des hauts dirigeants du PCC, les Chinois ne sont que des outils à leur disposition et sont censés obéir et suivre leurs directives tout au long de leur vie.

Yang Wei suit de près les affaires de la Chine depuis de nombreuses années. Depuis 2019, il rédige des articles d’opinion politique sur la Chine pour l’édition chinoise d’Epoch Times.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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