Quoi manger lorsqu’on est paléovégétalien ?

Par Conan Milner
25 mars 2016
Mis à jour: 1 novembre 2019

Au départ, il a eu la diète paléolithique basée sur les habitudes alimentaires de nos ancêtres nomades. Maintenant arrive la version végétarienne de ce régime : la diète paléovégétalienne.

Le terme « paléovégétalien » peut sembler être un amalgame étrange étant donné que la diète paléolithique est en majorité basée sur la consommation de gras et de viande. Toutefois, le « paléo » met l’accent sur la qualité. Les adhérents à ce régime recherchent spécifiquement la viande provenant d’élevages nourris à l’herbe, sans hormones ni antibiotiques.

« C’est ce type d’alimentation qui a le plus de sens pour notre santé et celle de notre planète. Elle est durable et plus respectueuse du règne animal. »

– Dr Mark Hyman

Essentiellement, la diète paléo est basée sur des aliments entiers minimalement transformés. C’est également ce principe qui guide la diète paléovégétalienne, avec moins de viande ou, pour certains, sans viande.

L’idée vient du Dr Mark Hyman, directeur de la clinique du Cleveland Center for Functional Medicine. Le Dr Hyman emprunte les concepts de grande qualité et d’aliments entiers [qui sont au cœur] de la diète paléo et les applique aux recommandations nutritionnelles qu’il fait déjà.

« C’est ce type d’alimentation qui a le plus de sens pour notre santé et celle de notre planète. Elle est durable et plus respectueuse du règne animal », écrit le Dr Hyman.

La philosophie à la base de la diète paléo soutient que l’agriculture n’a pas été que bénéfique pour la santé humaine. Cela n’est pas seulement attribuable aux excès causés par le manque de vision des méthodes d’exploitation agricole modernes, mais aussi aux excès causés par les stratégies de cultures principalement à prédominance céréalière d’où notre civilisation émergea il y a 10 000 ans. Les adeptes du paléo évitent les produits chimiques de synthèse, les stimulants comme le café ou le thé, les aliments transformés, le sucre raffiné et la viande d’élevage industriel ainsi que les céréales. Cette diète suggère aussi d’éviter le lait, mais fait exception des produits laitiers entiers fermentés.

Le paléovégétalisme suit une voie semblable, valorisant les aliments qui ne sont pas transformés génétiquement et qui sont issus de l’agriculture biologique de préférence. L’accent est placé sur les fruits et les légumes frais, les noix et les graines ainsi que les bons gras tels que les huiles d’olive et de coco. Tout comme pour la diète paléo, la diète paléovégétalienne exclut le gluten et les huiles pouvant provoquer l’inflammation, comme les huiles de canola, de tournesol, de maïs et particulièrement de soya.

Les noix sont une bonne source de matières grasses et de protéines d’origine végétale. (Wen95 via Wikimedia Commons)
Les noix sont une bonne source de matières grasses et de protéines d’origine végétale. (Wen95 via Wikimedia Commons)

Un régime végétarien sain

La science reconnaît les vertus d’une diète à base végétale, mais plusieurs végétariens nuisent en fait à leur santé. Par commodité ou ignorance, les végétariens ont tendance à baser leurs repas en grande partie sur les pâtes, les céréales et beaucoup de pain. Ceci peut mener à un cercle vicieux : un faible apport protéique est souvent suivi de grandes fringales pour le sucre, pour des glucides plus raffinés et pour des stimulants d’énergie, ce qui contribue à créer encore plus de carences nutritionnelles et de risques de maladies.

L’option paléolithique peut ouvrir d’autres horizons à ceux qui ne consomment pas de viande. N’importe quelle diète favorisant des aliments éprouvés riches en éléments nutritifs et limitant la consommation de glucides raffinés est un pas dans la bonne direction.

Flexibilité

Dans le monde moderne, il peut être difficile de s’alimenter comme un homme des cavernes. Une diète paléo stricte peut être trop contraignante pour certains. Il existe moins de choix lorsqu’on veut manger à l’extérieur ; et partager un repas avec des amis ou la famille, s’ils ne sont pas paléo, peut représenter des défis.

Le végétalisme peut aussi être un facteur d’isolement. Combinée au régime paléo, cette diète devient ridiculement restrictive. Alors dans l’intérêt de tous, n’accordez pas trop d’importance aux règles.

Les protéines de sources végétales acceptées par la diète paléo sont les noix et les graines, mais les végétariens stricts devraient mettre les choses en perspective. Ne limitez pas vos options quant aux sources de protéines à cause de dogmes diététiques. Dans une diète paléo stricte, il faut éviter les légumineuses telles que les fèves, les arachides et même les pseudo-céréales telles que le teff, le quinoa et l’amarante. Une diète végétarienne saine devrait inclure beaucoup de noix, mais aussi considérer une grande variété de sources de protéines.

Pour les légumineuses, le Dr Hyman suggère de ne pas dépasser une tasse par jour et d’opter pour les lentilles. Pour ceux qui souhaitent garder de la viande dans leur diète, le Dr Hyman recommande une petite portion de bœuf ou de saumon sauvage quelques fois par semaine. Contrairement à ce qui est recommandé dans une diète végétalienne typique, on encourage la consommation d’œufs [provenant d’élevage de poules en liberté] dans la diète paléovégétalienne.

En résumé, concentrez-vous sur des aliments entiers de grande qualité et gardez à l’esprit le genre d’aliments que vos ancêtres consommeraient. Les fèves noires et le quinoa, bien qu’ils ne soient pas normalement inclus dans la diète paléo, sont de bien meilleurs choix qu’un sandwich d’imitation de viande de dinde au soya, avec des croustilles de maïs.

Une salade lobio, une salade de fèves en provenance de la Géorgie (Conan Milner/Epoch Times)
Une salade lobio, une salade de fèves en provenance de la Géorgie (Conan Milner/Epoch Times)

Recette de salade lobio : fèves rouges et noix de Grenoble

Cette savoureuse salade combine deux types de protéines végétales. Elle provient de la Géorgie en Asie mineure, enclavée entre la Turquie et la Russie. Les humains peuplent le territoire géorgien depuis l’ère paléolithique, mais cette recette est probablement plus récente. Lobio veut dire « fèves » en langue géorgienne.

1 boîte (15 oz) de fèves rouges, drainées et rincées

1 tasse de noix de Grenoble, finement hachées

1 échalote française

1 cuillère à table d’huile d’olive

1 cuillère à table d’huile de chanvre

1/4 de tasse d’aneth hachée

1/4 de tasse de persil haché

1 1/2 de cuillère à table de vinaigre de cidre de pomme

Sel de mer et poivre frais moulu, au goût

Mélanger les ingrédients dans un grand bol. Couvrir et réfrigérer pendant une nuit avant de servir.

Donne 4 portions.

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