En randonnées sauvages avec des tribus kenyanes, un photographe capture une série de photos à couper le souffle

Par Louise Bevan
14 septembre 2021
Mis à jour: 14 septembre 2021

Avec un appareil photo et un trépied à la main et l’ambition de partager avec le monde entier des cultures lointaines, un photographe russe a réalisé une série de portraits à couper le souffle de tribus kényanes en randonnée dans des paysages rudes et montagneux.

Daniel Kordan, qui vit en Toscane, s’est rendu dans le comté de Samburu au Kenya et à Maasai Mara, une grande réserve nationale de gibier à Narok, pour photographier ses tribus indigènes. En randonnant avec eux, dit-il, « on apprend à écouter la nature ».

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

« J’ai commencé cette série sur les nomades et les tribus indigènes en voyageant en Mongolie », a expliqué M. Kordan sur Instagram. « Pour réaliser ces photos, j’ai fait un voyage de randonnée, d’abord avec des Maasai, puis avec des Samburu dans le nord du Kenya. C’était un voyage assez difficile. »

Il a divisé son voyage en trois parties. La première partie de son incroyable série de photos dépeint les interactions avec le peuple Samburu.

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

C’est une chose d’observer l’abondante faune africaine depuis un véhicule lors d’un safari, a déclaré M. Kordan, mais c’est une chose totalement différente de « s’immerger au cœur même de cette faune ». En passant du temps avec les tribus indigènes, il a appris à lire les signaux d’alarme : « Mon guide pouvait facilement reconnaître les animaux à l’aspect d’une branche d’arbre légèrement cassée », explique-t-il.

Les Maasai, se souvient M. Kordan, n’avaient pas peur de rencontrer des lions. Ils s’accroupissaient simplement sur leurs genoux, regardaient le lion dans les yeux et regardaient le gros chat s’éloigner.

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

M. Kordan a atteint des points d’observation épiques avec les Samburu, ses vêtements étant déchirés par des buissons d’épines impitoyables en cours de route. Il a même été surpris par une hyène bondissant sur lui de derrière un buisson. Mais le guide de M. Kordan l’a fait fuir en imitant le rugissement d’un lion.

La deuxième série du voyage du photographe au Kenya met en scène sa rencontre avec les Maasaï.

« Bien que des millions de touristes viennent voir les parcs nationaux du Kenya pour profiter de la faune et de la flore, beaucoup oublient qu’il y a une merveilleuse culture Maasaï à côté », a-t-il écrit. « J’espère que les gens feront attention à préserver et à valoriser aussi leurs traditions ! »

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

Derrière les grands sourires et les cœurs ouverts des Maasaï, dit M. Kordan, se cache une formidable connaissance de la nature qui les entoure. Les photos de cette étape du voyage mettent en évidence les positions puissantes des randonneurs, leurs boucliers et leurs armes, ainsi que leurs vêtements rouges emblématiques.

Dans une interview accordée à Photography Talk, M. Kordan explique qu’il utilise Luminar 3 pour traiter la plupart de ses images, ainsi que Curves, Channels et HSL pour les corrections de couleur : des outils « simples à utiliser » qui peuvent avoir un impact considérable sur le rendu de ses paysages.

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

La troisième étape du voyage du photographe était un projet artistique, organisé par les galeries Lumas, illustrant la beauté de la culture et du peuple maasaï. « La tempête arrive », écrit M. Kordan. « Qui sait ce qui va se passer dans les prochaines années avec les cultures locales. »

Cette fois, lui et ses guides de randonnée ont attendu quelques jours avant de partir, espérant un temps orageux, les lourds nuages gris et le ciel turbulent servant de métaphore au sort potentiel des cultures indigènes.

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

M. Kordan a décrit le voyage au Kenya dans son intégralité comme « une expérience unique ». Une sélection de ses photos est exposée en gros caractères dans les galeries Lumas du monde entier, dans l’espoir que la « culture unique et en voie de disparition de ce peuple magnifique » soit appréciée et préservée pour les générations à venir.

La fascination de M. Kordan pour la photographie lui a été inspirée par la région des lacs pittoresques près de Moscou où il a grandi. Aujourd’hui encore, la nature et la compagnie humaine sont ses principales sources d’inspiration.

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

« La photographie m’a appris à être vraiment, vraiment patient », explique-t-il. « Il y a des moments où vous avez juste besoin de vous asseoir et de profiter du moment présent, aussi. Il ne s’agit pas toujours d’obtenir la photo parfaite. Prendre le temps de voir ce qui vous entoure et d’en apprécier la beauté est une nécessité, c’est certain. »

Parmi les projets antérieurs de M. Kordan, citons un voyage en Mongolie pour rencontrer les derniers gardiens d’aigles nomades du pays, et un voyage pour photographier les arbres à sang de dragon et les dunes de sable blanc de Socotra, une île isolée au large de la côte est de l’Afrique et du Yémen.

(Avec l’aimable autorisation de Daniel Kordan)

M. Kordan partage des mises à jour de son travail sur son site web et avec ses 1,8 million de followers sur Instagram.

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