Rapport parlementaire sur la loi de bioéthique : «Les êtres imparfaits sont éliminés avec la complaisance de la médecine», explique la Fondation Lejeune

18 janvier 2019 Mis à jour: 11 septembre 2019

La mission parlementaire sur la loi de bioéthique a publié son rapport le 15 janvier, ce qui est la dernière étape avant le dépôt du projet de loi. La Fondation Lejeune a réagi à ce rapport en dénonçant le fait que l’embryon humain soit encore « moins protégé qu’un animal ».

« Les êtres imparfaits sont éliminés avec la complaisance de la médecine. Seul semble compter ‘le maintien de l’attractivité des activités de recherche’ et la concurrence internationale aux dépends de l’humanité intrinsèque de l’embryon humain », explique la fondation dans un communiqué.

Créée par le Professeur Jérôme Lejeune en 1959, la fondation qui porte son nom agit pour les personnes atteintes de déficiences intellectuelles d’origine génétique.

Au sujet du rapport parlementaire sur la loi de bioéthique, la Fondation Jérôme Lejeune souhaite mettre en avant le fait que les médias ne concentrent leur attention que sur « la PMA pour toutes », sans parler de sujets bien plus graves.

« Considérer l’embryon comme un simple matériau »

Par exemple, toutes les mesures préconisées dans le rapport tendent à « considérer l’embryon comme un simple matériau », l’embryon humain étant étudié en tant qu’alternative à l’expérimentation animale.

Lors de son audition par la mission parlementaire le 23 octobre 2018, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation, avait pourtant mis en garde contre la « mode » de la recherche embryonnaire donnant « l’opportunité de moderniser des laboratoires à grand renfort de subventions ».

Éliminer tous les êtres imparfaits

En ce qui a trait à la trisomie 21, la fondation alerte que le rapport « va parachever l’eugénisme de masse des personnes trisomiques 21 dans le silence le plus complet ». L’eugénisme est une « théorie cherchant à opérer une sélection », selon la définition du Larousse.

La fondation dénonce le fait que le rapport « préconise de diagnostiquer la trisomie 21 au stade le plus précoce de la vie humaine », le plus inquiétant étant que « dans l’esprit du rapporteur, détecter la trisomie 21 ne peut conduire qu’à l’avortement » sans donner le choix aux futurs parents.

Ces pratiques ni scientifiques ni médicales sont pourtant considérées comme un progrès, réagit Jean-Marie Le Méné : « Dépister de plus en plus tôt un maximum d’anomalies avant la naissance même si cela sert à supprimer les enfants atteints ; fabriquer in vitro et transférer in utero davantage d’enfants non seulement indemnes de maladies mais exempts de prédispositions aux maladies ; détruire des êtres humains dans leur extrême jeunesse pour exploiter leurs cellules. »

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