Reconnaître le principe essentiel du droit à la vie

10 octobre 2016 Mis à jour: 11 octobre 2016

Chacun garde en mémoire le célèbre discours de Robert Badinter, à l’époque garde des Sceaux et ministre de la Justice, demandant en 1981, à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France. Discours remarquablement humaniste, inspiré, en partie, du roman de Victor Hugo Le dernier jour d’un condamné paru en 1829.

Ces paroles mettaient en exergue le principe fondamental montrant que la peine de mort est une violation des droits fondamentaux de l’être humain. Des principes actés au vu des articles 3 et 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la Déclaration américaine d’indépendance qui consacre aussi le droit à la vie.

Ce jour du 9 octobre 2016 marque le 35e anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France. Il commémore, par un ensemble d’événements, l’engagement en faveur de l’abolition de la peine de mort.

C’est dire aussi que dans le monde, des voix s’élèvent pour exprimer que la peine de mort n’est pas plus dissuasive que la prison à vie.

Cet argument ne cesse de se vérifier même aux États-Unis où certains États américains qui veulent maintenir la peine de mort n’en voient pas pour autant la criminalité diminuer.

Parmi les régions abolitionnistes, le Conseil de l’Europe, qui compte 47 membres, interdit le recours à la peine de mort en temps de paix. Ils sont stipulés dans l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme tel que modifié par le protocole n° 6 signé et ratifié par tous sauf la Russie. Les 46 membres du Conseil se sont donc prononcés abolitionnistes.

Mais 35 ans après, le combat pour l’abolition de la peine de mort à travers le monde reste toujours d’actualité. De nombreuses ONG luttent inlassablement pour faire valoir cette cause. Parmi elles, l’ONG Ensemble Contre la Peine de Mort œuvre partout où sévit encore la peine capitale.

Pour en savoir plus

Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) : www.abolition.fr

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