« Redorer le blason » des colonies de vacances

3 août 2015
Mis à jour: 2 août 2015

 

« Les jolies colonies de vacances… merci papa, merci maman !! » Ce refrain bien connu de Pierre Perret aura accompagné quelques générations d’enfants français depuis sa sortie en 1966.

Mais qu’en est-il aujourd’hui de ces camps de vacances qui permettaient aux enfants de tous bords socio-culturels de partir bénéficier du grand air de la mer, de la campagne ou de la montagne pendant les vacances d’été ?

Disparitions, morts accidentelles ou encore abus sexuels ont émaillé les étés des dernières années et ont contribué à jeter le trouble dans la tête de nombreux parents qui hésitent bien plus à confier leurs progénitures aux animateurs et éducateurs des camps de vacances.

Cette année, ce sont quelque 1,3 million d’enfants qui partent en colonies de vacances soit environ 7 % des enfants de 5 à 19 ans. En 1994, ils étaient 14 % à partir, mais depuis, la crise de confiance est passée par là.

L’an dernier, Najat Vallaud-Belkacem, alors en charge du ministère de la Jeunesse et des Sports, réaffirmait « son attachement aux colonies de vacances comme levier d’éducation, d’apprentissage, ‘premier pas vers l’autonomie’ pour de nombreux enfants ».

Cette année, c’est Patrick Kanner, nouveau ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, qui s’est rendu à la gare Montparnasse début juillet où un espace était spécialement aménagé pour les premiers départs en « colos ». L’occasion pour lui d’échanger avec les familles afin de les rassurer « en affirmant la présence de l’État sur ce secteur et en mettant en avant la surveillance qu’il exerce sur les personnes qui encadrent les séjours et leurs conditions d’organisation », peut-on ainsi lire sur le site du ministère.

Cette surveillance se traduit entre autres par des inspections menées par les préfectures avant l’installation des enfants et la mise en place de contrôles inopinés dans les camps.

Des contrôles d’hygiène des cuisines, de sécurité des bâtiments, mais aussi la mise en œuvre du projet éducatif ou encore la vérification des antécédents éventuels des animateurs (diplômes, vaccins, casier judiciaire), rien n’est laissé au hasard.

L’aspect financier a aussi été souligné par le ministre qui rappelle l’existence d’aides sociales proposées pour les ménages plus modestes. En effet, avec un coût moyen de 400 à 500 euros par semaine, les colos demeurent une activité de luxe pour certains. Selon Patrick Kanner, « une segmentation existe avec des séjours haut de gamme pour les classes supérieures et des séjours plus occupationnels, pour les plus modestes ».

Enfin, le ministre rappelle, entre autres, que les colonies demeurent un « moment d’émancipation des jeunes » corrélé à des situations d’apprentissage « de la citoyenneté » et « du vivre-ensemble ».

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