Rencontre avec le colibri d’Elena, joyau fascinant et plus petit oiseau du monde

Par Daksha Devnani
22 juillet 2020
Mis à jour: 22 juillet 2020

Les colibris font partie des plus belles petites merveilles de la nature, sachant captiver et éblouir les regards de tout observateur d’oiseaux. Cependant, parmi eux, le colibri d’Elena, ou colibri-abeille, est la merveille absolue à contempler. Véritable miniature même parmi les colibris, il a la particularité d’être le plus petit oiseau du monde, et pour cause, il fait littéralement la taille d’un insecte !

(Melinda Fawver / Shutterstock)

Avec sa taille de 5 cm et son poids de 1,8 g, il pèse moins qu’une pièce de monnaie.

Il fait partie des espèces endémiques d’oiseaux et ne se trouve qu’à Cuba. On les trouve en train de voler sur les fleurs le long de la côte, dans la forêt tropicale intérieure et dans les jardins de banlieue. On les trouve même dans les vallées de montagne et les marécages.

( BarbeeAnne / Pixabay)

Pour les ornithologues, le véritable nom de cet oiseau est le colibri d’Elena (Mellisuga helenae), colibri-abeille étant le nom commun de cette minuscule espèce. Par contre, son nom cubain est zunzuncito ou colibri zunzun. Selon le site HummingBirdguide.com, ces oiseaux ne migrent pas et se contentent du climat subtropical de leur pays d’origine.

Le mâle adulte présente une belle variété de couleurs qui lui donne l’allure d’un petit bijou. Il a la tête et la gorge rouge étincelant, un collier iridescent aux plumes latérales allongées. Le reste de son plumage est bleuâtre dessus et blanc grisâtre dessous, le tout rendant l’oiseau très agréable à regarder.

(Charles J Sharp / CC BY-SA 4.0)

La femelle, un peu plus grande que le mâle, est verte dessus et blanchâtre dessous. Les plumes latérales de sa queue arrondie ont l’extrémité blanche.

Une caractéristique distinctive de ce colibri est qu’en vol, il peut battre des ailes 80 fois par seconde ; pendant sa parade nuptiale, il peut aller jusqu’à battre des ailes 200 fois par seconde, selon BirdNote, une émission qui immerge les auditeurs dans le monde de la nature.

Un colibri-abeille femelle (Charles J Sharp / CC BY-SA 4.0)

En ce qui concerne son alimentation, le colibri d’Elena est connu pour se délecter principalement de nectar en faisant entrer et sortir rapidement sa langue, mais occasionnellement, il se nourrit aussi d’insectes et d’araignées. En outre, le colibri-abeille est connu pour aider l’écosystème en favorisant la reproduction des plantes. Pendant son processus d’alimentation, il récolte le pollen sur son bec et sa tête, et en butinant de fleur en fleur, il transfère le pollen. On pense qu’en une journée, le colibri-abeille peut visiter environ 1 500 fleurs.

L’écologiste Bo Dalsgaard, de l’université de Copenhague, note que pour le colibri d’Elena, être de si petite taille a un prix. « Cela coûte beaucoup d’énergie d’être un petit organisme, car le taux métabolique et la perte de chaleur sont relativement plus importants », explique Bo Dalsgaard selon WIRED. « Ils doivent donc se nourrir très fréquemment, ou entrer en torpeur, une forme de sommeil profond, pour économiser de l’énergie. »

(James Bloor Griffiths / Shutterstock)

La saison de reproduction commence au mois de mars. Pour cette occasion annuelle, les mâles se réunissent en groupe et chantent la même mélodie, encore et encore, afin d’attirer les femelles. Au fur et à mesure que la saison des amours avance, le colibri mâle devient d’un rouge rosé flamboyant de la tête à la gorge, et des plumes rouge vif hérissent les côtés de sa poitrine. Il est reconnu que plusieurs mâles se disputent la même femelle. De plus, pour attirer son homologue femelle, le colibri mâle effectue diverses parades aériennes et chante à gorge déployée.

Le colibri femelle pond ensuite dans son nid deux œufs de la taille d’un grain de café, qui ne font que 2,5 centimètres de diamètre. Cependant, la mère colibri empêche le mâle de s’approcher du nid, car son plumage brillant pourrait être facilement visible par les prédateurs. Il faut environ 21-22 jours au poussin pour éclore, et pendant trois semaines supplémentaires, la mère colibri d’Elena les nourrit de nectar, après quoi ils sont livrés à eux-mêmes.

(BarbeeAnne / Pixabay)

L’espèce est désormais menacée, car non seulement les colibris d’Elena sont, de par leur petite taille, la proie des prédateurs tels que les grenouilles, les poissons, les autres oiseaux et même les araignées, mais en plus, ils sont de plus en plus menacés par la déforestation.

Comme de nombreuses espèces animales et végétales, l’espèce est classée « quasi-menacée » sur la liste rouge de l’UICN (union internationale pour la conservation de la nature). Si l’on ne fait rien, ce magnifique oiseau aura certainement disparu d’ici quelques années…

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