Un responsable hongrois met en garde contre les plans de Soros de créer un nouveau réseau universitaire mondial

Par GQ Pan
27 janvier 2020 Mis à jour: 27 janvier 2020

Le porte-parole du gouvernement hongrois a fait part de ses inquiétudes concernant le projet du milliardaire hongro-américain George Soros d’investir un milliard de dollars pour créer son Open Society University Network (OSUN) – un réseau d’universités de la société ouverte -, qualifiant ce projet de « programme politique axé sur l’idéologie ».

Selon le communiqué de presse de l’Open Society Foundations, son président George Soros, investisseur multimilliardaire et fervent défenseur du mondialisme, né à Budapest, a déclaré lors du sommet du Forum économique mondial tenu à Davos, en Suisse, qu’il contribuerait un milliard de dollars à la création d’un réseau mondial d’universités pour promouvoir les valeurs d’une « libre expression et d’une diversité des croyances ».

Dans ce que Soros a appelé « le projet le plus important et le plus durable » de sa vie, l’OSUN cherchera à « atteindre les institutions qui ont besoin de partenaires internationaux, ainsi que les populations négligées, comme les réfugiés, les personnes incarcérées, les Roms et autres groupes déplacés » et à travailler avec des « universitaires politiquement menacés ».

« D’après M. Soros, il est grand temps que l’Open Society Foundations – le véhicule par lequel il finance ses innombrables initiatives visant à promouvoir un programme politique axé sur l’idéologie – s’appuie sur ses efforts précédents et développe un ‘réseau éducatif nouveau et innovant dont le monde a vraiment besoin’ », a écrit sur un blog officiel Zoltán Kovács, le secrétaire d’État hongrois à la diplomatie et relations publiques. Il a ajouté que Soros ne cachait pas « sa détermination à faire avancer son programme de société ouverte ».

Dans un post précédent, M. Kovács a dénoncé la proposition de migration du groupe Renew Europe au Parlement européen, la qualifiant de « plan de Soros » qui vise à faire de l’Europe une société ouverte en imposant des quotas de migrants aux États membres de l’Union européenne.

Ce n’est pas la première fois que George Soros se retrouve en désaccord avec son pays d’origine depuis l’arrivée au pouvoir en Hongrie du Premier ministre Viktor Orbán en 2010, au milieu de la crise des réfugiés et des migrants en Europe. En décembre 2018, l’Université d’Europe centrale (CEU), fondée par Soros, a été contrainte de quitter la Hongrie et a transféré ses programmes universitaires accrédités par les États-Unis de Budapest à Vienne, en Autriche. Ceci après que le gouvernement hongrois a refusé de renouveler un accord qui permettrait à cette institution de continuer à rester sur son campus dans la capitale hongroise, conformément à la loi de 2017 sur les campus des succursales étrangères. Cette loi stipulait que les campus des succursales étrangères en Hongrie aient un campus dans leur pays d’origine – ce qui n’était pas le cas de la CEU qui n’avait pas de campus aux États-Unis.

Au début de janvier, la Cour de justice de l’Union européenne a déclaré que la loi hongroise concernant les organisations non gouvernementales à financement étranger était en conflit avec la législation actuelle de l’UE. La loi de 2017, que beaucoup ont considérée comme une attaque de l’administration Orbán contre l’Open Society Foundations, exigeait que les ONG acceptant plus de 7,2 millions de forints (22 000 euros) d’argent étranger par an s’enregistrent en s’identifiant publiquement comme financées de l’étranger.

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