Restrictions sanitaires : plus de 34.000 bars et restaurants risquent de déposer le bilan

Par Léonard Plantain
7 octobre 2020
Mis à jour: 7 octobre 2020

Avec les récentes décisions du gouvernement concernant la crise sanitaire, plus de 34 000 bars et restaurants pourraient déposer le bilan avant la fin de l’année. Un constat amer qui inquiète le secteur de l’hôtellerie-restauration.

Depuis ce mardi 6 octobre, à Paris, les bars sont fermés et les restaurants doivent appliquer un protocole sanitaire renforcé pour rester ouverts. Du côté de l’événementiel, les foires, les congrès et les salons professionnels doivent également rester fermés, comme annoncé lundi par le Préfet de Paris, Didier Lallement. Une triste situation que connaissent plusieurs grandes villes de France et qui met toujours plus à mal de nombreuses professions.

D’après l’Umih (l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), la France compte 229 000 entreprises dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, dont 168 000 restaurants, 38 800 débits de boissons (bars, cafés), 18 600 hôtels et 6 000 établissements de nuit (dont 1 200 discothèques) pour un chiffre d’affaires annuel de 84 milliards d’euros. Au total, cela représente 960 000 salariés, et cela sans compter les emplois induits comme les torréfacteurs, les brasseurs, les agents de sécurité ou encore les femmes de ménage, relate LCI.

Selon les estimations de l’Umih, à l’échelle nationale, 15 % de ces entreprises risquent de déposer le bilan avant la fin de l’année, soit plus de 34 000 (environ 34 350). Si cette hypothèse se révèle exacte, ce sont 220 000 emplois qui pourraient être supprimés.

L’Umih craint également que 30 % des établissements (bars, hôtels, restaurants, discothèques et traiteurs) de Paris et de l’Île-de-France mettent la clef sous la porte. Le secteur étant particulièrement développé dans et autour de la capitale.

De son côté, afin de limiter les dégâts, le gouvernement a renforcé les aides publiques pour les entreprises secteurs dont le chiffre d’affaires s’est effondré. Ceci en prévoyant sous conditions des exonérations ou réductions de cotisations sociales, un renforcement jusqu’à 10 000 euros par mois du fonds de solidarité ainsi que la prise en charge totale du chômage partiel par l’État. Des mesures qui, malgré tout, n’empêchent pas la colère des restaurateurs, dont beaucoup appréhendent une hécatombe économique.

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