Réforme des retraites : plainte pour violences et enquête après un tir de lacrymogène à Lyon

Par Epoch Times avec AFP
12 janvier 2020 Mis à jour: 13 janvier 2020

Une vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux. Samedi dernier, lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Lyon, une étudiante qui filmait à la fenêtre de son appartement du 4e étage a été atteinte par un tir de bombe lacrymogène.

Une enquête a été ouverte à Lyon, après qu’une occupante qui filmait la manifestation contre la réforme des retraites depuis sa fenêtre d’un appartement du centre ville a été atteinte samedi, par un tir de grenade lacrymogène, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

« On était juste en train de filmer »

Selon les jeunes occupants de cet appartement situé au quatrième étage d’un bâtiment  de la rue de la Barre, le palet de grenade lacrymogène a touché au bras une jeune fille qui observait le défilé depuis sa fenêtre avant de retomber dans l’appartement puis d’être immédiatement renvoyé à l’extérieur par un de ses amis.

Selon la victime, les étudiants, qui n’avaient fait « aucun geste agressif », on dû quitter leur appartement alors « envahi » par la fumée. « On a paniqué, on est sorti dans le hall d’entrée car on avait les yeux qui brûlaient ». « On ne faisait rien, on était juste en train de filmer et on a reçu une grenade ! », raconte la jeune femme dans Le Parisien.

L’incident n’a pas fait de blessé et on ignore à ce stade si cette personne a été délibérément visée, mais elle a porté plainte samedi soir « pour violences volontaires et dégradations volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique », a confirmé le parquet, qui a immédiatement ouvert une enquête.

Sur un zoom de la vidéo de la jeune fille, on peut voir un membre des forces de l’ordre faire un tir de lacrymogène depuis l’arrière d’un camion de gendarmerie.

La réponse de la police sur un tweet

En réponse à la polémique concernant ce tir, la police du Rhône a déclaré dans un tweet que « si un tir a pu toucher accidentellement le balcon d’un immeuble, il n’y a eu aucune velléité de l’atteindre », insistant sur le fait qu’« aucun blessé n’est à déplorer ».

L’enquête a été confiée au pôle de commandement discipline et déontologie de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

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