Rhône : déclarée morte par erreur, une retraitée est privée de pension depuis 6 mois et voit ses économies fondre

Par Séraphin Parmentier
1 octobre 2020
Mis à jour: 1 octobre 2020

Malgré plusieurs démarches pour démontrer qu’elle est bien vivante, une octogénaire ne parvient pas à faire entendre raison à ses caisses de retraite et se voit privée de ses pensions depuis de longs mois.

C’est une affaire pour le moins singulière que relatent nos confrères de France 3. Depuis le mois de mars, Eliane Di Litta, une octogénaire domiciliée à Tarare, commune de 10 500 habitants établie à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Lyon, ne perçoit plus le paiement de ses pensions de retraite.

Il y a environ 6 mois, la Tararienne reçoit un courrier adressé aux « héritiers de Mme Eliane di Litta », rapporte France 3. La lettre prie les descendants de faire parvenir un certificat de décès.

Mais l’adresse indiquée sur le courrier n’est pas la sienne et l’octogénaire, considérant qu’il s’agit d’une erreur d’expédition, ne s’en soucie pas.

Quelque temps plus tard, elle découvre avec stupeur que les différentes pensions de retraite auxquelles elle a droit ne lui sont plus réglées. « Je n’ai jamais trop prêté attention à mes comptes et un jour, je me suis aperçue que mes caisses ne me payaient plus », a expliqué la retraitée aux journalistes de France Télévisions.

« Je ne comprenais pas pourquoi l’argent ne rentrait pas ! »

Elle parvient à joindre sa caisse de retraite complémentaire qui lui affirme qu’elle est bel et bien morte ! Malgré plusieurs démarches pour prouver qu’elle est toujours vivante, la retraitée n’arrive pas à se faire entendre.

« Je ne comprenais pas pourquoi l’argent ne rentrait pas ! Je me suis débrouillée, mais je faisais attention. C’était difficile et je ne voulais pas embêter mes enfants », précise-t-elle.

Cet été, à l’occasion d’un séjour à l’hôpital, l’octogénaire, dont les économies ont fondu en l’absence de rentrées financières, fait part de sa détresse à une infirmière. « Je lui ai tout dit en pleurant, ce qui m’arrivait », témoigne la Tararienne.

« Je suis à bout de nerfs, je suis épuisée, il y a trop longtemps que ça dure »

Le centre de soins la dirige alors vers une assistante sociale de l’établissement. Celle-ci prend son dossier en charge et s’aperçoit bientôt qu’un homonyme de la vieille dame est décédé au mois de mars, Eliane di Litta, une Villeurbannaise de 71 ans.

Si la retraitée, qui est elle-même née à Villeurbanne il y a 80 ans, s’est fait aider afin d’envoyer aux organismes concernés les papiers nécessaires pour justifier de son identité, elle assure que personne ne lui a jamais répondu.

« Je suis à bout de nerfs, je suis épuisée, il y a trop longtemps que ça dure, ça m’a fait trop de mal », soupire-t-elle.

Mis au courant de la situation, Bruno Peylachon, le maire de Tarare, a reçu la vieille dame le 30 septembre.

« On a vu qu’il y avait un problème administratif et la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) s’est engagée à le régler très rapidement, dès le début de ce mois d’octobre », a déclaré l’édile aux journalistes de France 3.

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