La Rochelle : un homme relaxé après avoir traîné son chiot derrière une trottinette électrique

Par Léonard Plantain
25 novembre 2021
Mis à jour: 25 novembre 2021

En janvier 2021, alors qu’il était en trottinette électrique, un homme alcoolisé avait traîné par terre son chiot husky de deux mois. Plaidant « ne pas avoir vu » ce qu’il se passait, ce dernier vient d’être relaxé par le tribunal de La Rochelle, qui a jugé que la volonté de cruauté envers l’animal n’était pas assez évidente. Une décision qui inquiète les associations de défense animale.

Les faits remontent en janvier 2021 : en allant chercher son fils à l’école en trottinette électrique, à La Rochelle en Charente-Maritime, un homme de 40 ans avait traîné par terre à bout de laisse son chiot de deux mois (une jeune chienne husky). Alertées, la Fondation 30 millions d’amis et l’association Stéphane Lamart se sont portées parties civiles pour attaquer en justice ce père de famille, pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique », a rapporté France Bleu.

Ces dernières ont alors demandé une peine de 6 mois de prison avec sursis, une obligation de soins et l’interdiction de détenir un chien durant les 5 prochaines années, ainsi que la confiscation de l’animal, a rapporté Actu.fr.

Au tribunal, l’homme a plaidé être alcoolisé au moment des faits et « ne pas avoir vu » que son chiot ne suivait pas le rythme. Un accident « involontaire » donc. En attendant le jugement, le chiot avait été remis à une famille d’accueil. Jugement qui a finalement été rendu ce lundi 22 novembre par le tribunal judiciaire de La Rochelle, qui a débouté les demandes des associations et relaxé l’accusé, au motif que les rapports du vétérinaire sur les blessures du chiot ne mettaient pas en évidence l’intention morale de faire souffrir l’animal.

Une décision qui ne satisfait pas la Fondation 30 millions d’amis, qui a estimé : « Un husky n’est pas un jouet. C’est un chien de traîneau, pas de trottinette ». De plus, l’homme étant absent au moment du jugement, les associations ne décolèrent pas : « Le prévenu n’assume pas. Il est absent. Il ne connaissait même pas le prénom de son chien. Il a été incapable de le donner », ont-elles déploré.

Désormais, Stéphane Lamart, président de l’association du même nom, a déclaré « espérer que le procureur face appel ». Il a également déploré « la mauvaise formation des tribunaux en matière de défense des droits des animaux. Cet homme n’aurait pas dû être relaxé, car l’animal a été suffisamment blessé. Il faut que la justice fasse comprendre qu’on ne doit pas promener son chien au bout d’une trottinette qui roule à 25km/h ! »

« La jeune chienne pourrait être remise à son maître… Mais à l’association Stéphane Lamart, nous nous battrons juridiquement pour que cela n’arrive pas », a-t-il conclu.

 


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